Vanille Tonka, de Patricia de Nicolaï

Ca fait quelque temps que j’ai très envie de découvrir les parfums de Patricia de Nicolaï. Avant de pouvoir m’offrir une petite excursion “parfum” dans leur boutique rue de Grenelle, une gentille “b-testeuse” m’a envoyé un échantillon de Vanille-Tonka qui faisait partie de ceux que je voulais connaître, avec Sacrebleu, Le Temps d’une fête ou encore Odalisque.

Patricia de Nicolaï a été sensibilisée dès son enfance aux parfums puisque son oncle n’est autre que Jean-Paul Guerlain. Après des études à l’ISIPCA, et un prix du meilleur parfumeur créateur en 1988, elle lance sa propre maison de parfums. Vanille Tonka s’ouvre sur une sensation assez spéciale, un mélange de notes chaudes mélangées à quelque chose de plus “vert”, qui lui donne presque un aspect camphré et médicinal. Cette facette un peu “verte” mélangé aux ton chauds de la vanille, est probablement dûe aux notes de tête, hespéridées, à base de basilic, de citron et de mandarine. Cette sensation s’estompe à mesure que se réchauffe le parfum, pour s’épicer un peu, au contact du poivre, de la fleur d’oranger, de l’oeillet et de l’essence de cannelle. Le tout devient plus fumé, avec un côté un peu encens, note qu’il contient d’ailleurs dans le fond, au côté de la vanille et de la fève tonka. Il y a quelque chose d’assez vanillé sombre qui m’évoque du chocolat très noir, qu’on aurait mélangé avec un du thé lapsong su chong, en raison des notes boisées, fumées. Le tout s’adoucit peu à peu, les notes fumées s’atténuent comme si elles jouaient en sourdine pour laisser place à une texture plus veloutée. Certaines facettes du parfum m’évoquent un peu Un bois vanille de Serge Lutens, probablement pour le côté vanille associée à un côté plus boisé, terreux, sec. Mais là où l’on compare parfois Un bois vanille à du chocolat au lait, Vanille Tonka m’évoque plutôt du chocolat noir, brut, très dosé en cacao, très fin, et ça tombe bien, c’est comme ça que j’aime le chocolat. Ce parfum, qui me renvoie aussi à un univers de couleurs noires et vertes sans que je ne sache vraiment pourquoi, s’adoucit de plus en plus pour se sucrer légèrement, laisser place à de belles notes vanillées, plus féminines et sensuelles sur la fin, mais loin de toute sensation alimentaire.

Originally published at mybluehour.blogspot.fr on November 30, 2014.

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