Ma fille étudiante en dernière année aux Beaux Arts m’a transmis votre texte. J’aime votre analyse, même si elle est peut-être un peut trop sociologique. Mais je partage votre sentiment, sur l’aspect médiéval du XXième, et une nécessaire renaissance, si on en croit le cycle de l’histoire des hommes. Je crois en mes filles, aussi pour ça. Une incurable pessimiste/optimiste, je suis. Je ne suis pas d’accord: vous n’êtes, je ne suis pas responsable des désastres. ça c’est une vision de certain philosophe, qui allait faire du ski, pendant que d’autres…Mais, en effet, on doit entrer en résistance, dans les domaines dans lesquels on se sent appelé du fond de soi. Je ne parle pas des terroristes, ou des malades psy qui n’entendent que la voix d’un dieu, et aucune voix humaine nommable. Pablo Neruda dit des conquistadores, qu’ils ont tout pris, mais qu’ils ont laissé la langue espagnole, c’est à dire, qui “ont tout laissé”. c’est une analyse poétique, pour un poète qui s’est battu. C’est d’une infinie reconnaissance, acceptation du pire, et d’une grande profondeur humaine, à méditer, comme substrat de création. Encore un truc, je ne suis pas sûre que les campagnes soient sauves aujourd’hui, je crois plutôt dans l’espace urbain, et ses jardins sur les toits et ses murs végétalisés! Courage! vous n’êtes pas seule!