L’anxiété et le contrôle

L’enseignement du Stoïcisme est surtout resté dans notre mémoire collective pour l’absence d’émotions qu’il semble permettre et le détachement apparent de ceux qui le pratiquent.

Il m’apparaît plutôt que l’on a retenu ces caractéristiques parce que certains des représentants de cette philosophie occupaient les plus hautes fonctions de pouvoir concevables, notamment l’empereur Romain Marc-Aurèle qui laissera à la postérité le plus fascinant journal intime qu’il puisse être donné à lire, d’une simplicité et d’une profondeur transcendantes. Les principes du Stoïcisme sont pourtant similaires à nombre de philosophies apparues à des époques ou dans des civilisations radicalement différentes.

Le seul contrôle possible est dans le présent

Ainsi la lecture des différents auteurs tenants du Stoïcisme ramène en permanence à l’instant présent, seul théâtre d’action qui nous soit donné.

À chaque instant correspond une capacité d’action en mon contrôle. Mes pensées se dirigent vers une volonté future, vers un résultat espéré ? Je n’ai qu’à agir au maximum de mes capacités, le résultat ne sera que la conséquence de mon analyse initiale.

Je suis triste d’une infortune ? On a rarement le contrôle du passé, seule la maîtrise de ma réaction est possible.

Il y a ce que je contrôle, et ce qui existe en dehors. Ce que je ne contrôle pas ne peut pas générer d’anxiété.


“When I see an anxious person, I ask myself, what do they want? For if a person wasn’t wanting something outside of their own control, why would they be stricken by anxiety?” —EPICTETUS, DISCOURSES, 2.13.1
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