La force.

L’Aigle blanc.

Extrait du livre ( L’Âge de Plume.)

— La lumière est toujours au rendez-vous et le soleil nourrit les plantes, réchauffe la terre en nous enveloppant de réconfort.

Signe de beau temps où tout semble parfait!

J’arrive au-dessus de la coupole et rien ne vient troubler ce grand bonheur qui m’a été donné.

Je m’assieds sur des pierres précieuses en restant bouche bée face au tapis de saphir et de rubis.

Ce joli mariage de bleu et de rouge m’a mis en repos.

Je cesse toute activité en prenant le temps de réfléchir.

Dans un air gris se dessinent des montagnes aux sommets arrondis.

Aussitôt la force se prend de moi, mon cerveau me signale une puissance, celui qui doit venir… les anges lui tournent autour en faisant sonner leurs instruments.

Je sursaute.

N’est-ce pas un coup de freinage qui a fait ce bruit énorme ?

Je suis émerveillée!

Quel tonus, il est le maître de sa force!

Brutalement les collines s’écartent pour laisser voir une grande vallée.

À quelques mètres, je distingue des voyageurs, certains à pieds, d’autres à cheval.

Devant l’incomparable amplitude du moment, une contemplation est nécessaire.

Il n’a fallu que trois minutes pour que d’épais nuages s’abattent sur la clairière ; ils s’épaississent de plus en plus pour permettre au tissu qui du haut du ciel est tenu de se déchirer et envelopper ce qui doit être préservé.

À l’instant même la terre se mit à trembler en faisant fendre les rochers d’où jaillirent des roses fossilisées et dans un cercle lumineux, je dévisage une créature qui m’est familière.

— Encore Jean!

Tout était sombre et voilà qu’avec l’apparition de l’apôtre, le soleil renaît.

Les illuminations de mon esprit ont enrichi mon cœur afin de m’autoriser de m’envoler dans le « village bleu »

La nature réfléchit et fait tout disparaître.

J’entre en dialogue avec la « Plume-d’Or »

— J’ai vu et entendu le Messie dit Jean.

— Mon siège supérieur me guide dans un espace de silence pour une réunion intime avec celui que j’aime.

Je suis en admiration face à ce pêcheur qui, en cinq minutes prend un poisson et après l’avoir sorti de l’eau, le remet en liberté.

Maintenant, j’ai une expérience forte et sincère avec le bien-aimé.

Suite à une bonne pêche, dans une ambiance conviviale, Jean monte un feu en pyramidale avec du bois mort et des herbes sèches qu’il a ramassés pas très loin de la plage.

Dans des vêtements chauds, assise à côté de l’apôtre, j’ai de la chance d’être bercée par la mer.

Chaque moment est une réalité inoubliable.

Attentionnée, je surveille le disciple de Jésus lorsqu’il jette à l’eau et remonte les filets.

Sa dextérité m’épate!

Sa connaissance est excellente en matières des lieux pour attraper les poissons, principalement quand les temps de prise sont nombreux.

Il est un véritable garant de son produit.

Je suis ébahie devant cet homme qui déverse sa pêche sur la table.

Imaginez-vous le courage des apôtres ?

Jean a un véritable talent et connaît son prêche sur le bout des doigts.

J’aime ce climat de recueillement, de tranquillité.

Les flammes du feu de bois montent et descendent, elles suivent le rythme selon les mots de la « Plume-d’Or »

Je « savoure » l’Existence qui assure tout mon être.

Déguster les produits de la mer, frais pêchés, proposés par Jean, est une occasion particulière de me rapprocher encore plus de lui.

J’admire celui qui est tant aimé!

Sans dessécher le poisson, il le retourne de temps en temps en lui donnant une texture fondante.

Il l’arrose de vin blanc en lui versant sur la tête de l’huile d’olive ; la préparation est si délicate qu’il est évident que le poisson n’éclate pas à la cuisson.

Le bien-aimé est habile dans sa manière d’agir.

Chers lecteurs, si vous n’arrivez pas encore à ressentir la Parole qui est inscrite dans votre cœur, lisez les lettres de Jean, elles nous sont adressées, à tous.

Le disciple a vu et entendu le Messie.

Le messager vous fera persévérer dans la foi en vous encourageant pour l’amour, en insistant sur la fidélité à la vérité