Le brushing du logo des JO de Paris se prend un vent sur la toile

Naomie Grâce Mouendou
Nov 2 · 4 min read

Dévoilé le 21 octobre dernier au Grand Rex, le logo final des Jeux Olympiques de Paris divise et fait depuis l’objet de détournements les plus rigolos les uns que les autres sur les réseaux sociaux.

Un logo bicolore signé Royalties-Ecobranding

Si le précédent évoquait la tour Eiffel, l’actuel tire son inspiration de symboles de l’Olympisme ainsi que de ceux de la République française : ce logo épuré et arrondi révèle une médaille dorée, à l’intérieur de laquelle une flamme se juxtapose au visage, au bonnet phrygien de Marianne. Selon Tony Estanguet, ce logo au style Art déco rend hommage aux Jeux de Paris de 1924 et incarne l’ambition du Comité d’organisation de mettre la nation française toute entière au cœur des Jeux.

Inédit dans l’histoire de cet évènement sportif, le logo des deux olympiades est commun. C’est ici un symbole fort de la volonté du comité Paris 2024, d’organiser des Jeux Olympiques et Paralympiques « révolutionnaires, plus ouverts, plus participatifs, où le spectateur est appelé à agir » comme l’affirme Marie-Amélie Le Fur, Présidente du comité paralympique et sportif français.

Un logo très décrié sur la toile

Cependant, tout le monde n’est pas aussi enthousiaste et satisfait du nouvel emblème. En effet, plusieurs internautes ont manifesté leur mécontentement jugeant le logo « lamentable » pour les uns, « sexiste » pour d’autres, « bas de gamme » pour certains ou encore « assez inspiré de la flamme identitaire du Rassemblement National » et ce n’est pas Marine Lepen qui dira le contraire.

Les critiques sont parfois très amères comme celles de @c_encore_b_ea et de @VraieLisore

Les designers ne sont pas en reste. La plupart d’entre eux trouvent le logo peu élaboré, pas assez clinquant et regrettent le logo de candidature « Au moins avec la tour Eiffel, il y avait ce sentiment d’élevation, de dépassement de soi. Là c’est plat, il n’y a aucun dynamisme. On parle de sport ici, pas de fashion week » déplore Frédéric Tourrou, graphiste pro.

Coup de gueule de Graphéine : autre agence en course pour l’identité visuelle des Jeux

« Comment on peut faire ça en 2019, un logo genré, féminin et sexy ??? Un carré plongeant et une bouche pulpeuse !!! Je n’en reviens pas. Les Jeux olympiques ce n’est pas un salon d’esthéticienne » s’écrit l’agence dépitée sur son compte Twitter avant de publier sa proposition présentée au comité d’organisation.

L’équipe Graphéine a élaboré une piste de sprint créative inspirée du logo de candidature. Il s’agissait pour elle de s’inscrire dans la continuité, en apportant une touche de maturité. Le logo se déploie tel un ruban et tisse des liens entre champions et graines de champions, acteurs et spectateurs.

Il a été très apprécié sur Twitter comme en témoignent ces deux tweets.

En dépit des critiques, l’emblème des Jeux serait apprécié par 83% des Français selon un sondage d’Opinion Way. En fais-tu partie ?

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