Les élections présidentielles au Gabon: Entre égocentrisme et altruisme


  • L’ego, désigne généralement la représentation et la conscience que l’on a de soi-même, le «je, moi» .Mais si l’on va plus loin c’est également cette tendance à centrer tout sur moi-même, à juger tout par rapport à soi ou à son propre intérêt: on parle alors d’égocentrisme.

  • L’altruisme, c’est plutôt cette tendance à s’occuper plutôt des autres que de soi même. C’est mettre son ego de côté pour un intérêt commun et non personnel.

  • Après avoir défini ces deux mots que j’ai jugé utile pour une bonne compréhension. On se constate que les protagonistes a l’élection présidentielle ne sont là que pour leurs intérêts et non l’intérêt commun qui est l’intérêt du peuple.

Un combat qui remonte bien avant 2009 et qui continue


  • Le Gabon est un pays en voie de démocratisation depuis les années 90, date à laquelle il entre dans l’air du multipartisme. Les acteurs de la classe politique apprennent donc les règles de ce jeu politique, encore inconnu. Parmi ces acteurs certains se distinguent, non pas par leur côté égocentrique mais plutôt par leur altruisme, c’est à dire leur proximité avec le peuple. C’est le cas du père Paul Mba Abessole, qui n’ira cependant pas jusqu’au bout des attentes du peuple. Dans cette même foulée les stratégies politiques mises en place par Le PDG (Parti démocratique Gabonais) font en sorte que les individus ayant une forte notoriété auprès du peuple tombent dans ce qu’on appelle l’égocentrisme. Le président Bongo par ricochet devient le seul personnage ou du moins le plus altruiste de tous et devient le: «Papa du Gabon»

Les choses ne se reproduisent jamais deux fois de la même façon: 2009


  • En 2009, le climat des élections est favorable au camp de la majorité: notamment à Ali Bongo candidat naturel du PDG. En effet, les déchirures au sein de l’opposition dues à l’égocentrisme de tout un chacun ne peuvent que conforter l’avance du parti au pouvoir, régnant depuis plus de 40 ans. Les proches du parti vont croire au côté altruiste du fils, imaginant un prolongement du père… Mais c’est la désillusion. En effet, seule une petite partie de son entourage profitera d’avantages, engendrant ainsi chez de nombreuses personnes et même le peuple, une frustration … De là, vont apparaître des discours tels que «non à la légion étrangère», ou «on ne veut plus des Bongo», impensables ou moins répandus à l’époque du père.

Elections presidentielles 2016 qui triomphera?

J’aimerais vous laisser avec cette réflexion: «La plus grande puissance en politique disait M. Perlot, appartient à l’homme à la personnalité qui par sa qualité sait s’emparer du pouvoir ou, mieux encore l’obtenir du consentement général».