Académie française : pourquoi les 4 sièges vacants doivent revenir à des femmes

L’institut de France la nuit (source : travail personnel)

En 2018, à l’Académie française, sur 36 académiciens, 4 sont des femmes. Dans l’histoire de l’institution, seules 9 femmes sont devenues immortelles contre 727 hommes. Il a d’ailleurs fallu attendre 1980 pour que la première femme, Simone Veil y soit élue. A l’heure où se posent des questions sur l’évolution de la langue française et son adaptation aux nouveaux usages il semble plus que jamais urgent de féminiser l’Académie.

Les femmes représentent donc 51% de la population française, mais seulement 11,1% des académiciens en activité. Par conséquent, si nous voulons que l’institution reste en phase avec nos valeurs humanistes d’égalité et faire progresser la langue vers plus d’égalité entre les genres les 4 sièges vacants devraient revenir à des femmes. Elles constitueraient alors 20% des effectifs ce qui sans résoudre le problème serait l’annonce de la prise de conscience de l’urgente nécessité de l’égalité.

Par ailleurs, diversifier les profils des académiciens tant du point de vue de l’âge que de celui du genre pourrait permettre à l’Académie française de proposer un positionnement plus progressiste de la langue française et des solutions innovantes sur des questions telles que l’écriture inclusive.

Pour souligner ce décalage entre représentation dans l’institution et dans la population nous avons produit l’infographie suivante. Chaque ligne correspond à un fauteuil de l’Académie, chaque carré à un immortel qui a occupé le fauteuil en question. La couleur de chaque carré donne le genre de l’immortel et un carré gris correspond à un fauteuil vacant.

(A titre personnel, j’étais conscient de la surreprésentation des hommes à l’Académie française mais je n’imaginais pas que les femmes ne représentaient que 1,2% des membres élus dans son histoire)

Genre des académiciens français (source : Wikipédia)