Cher Libé,

Toutes les preuves nécessaires à un sujet sur Bayrou sont disponibles depuis un mois.

J’ai fourni carte de l’Assemblée, fiche de paie et contrats de travail. Mes parlementaires ont admis au Télégramme que l’emploi était fictif. La secrétaire de rédaction a confirmé que je travaillais au parti. François Bayrou était mon supérieur direct. Maintes fois apostrophés, vous n’avez rien fait.

Hormis l’intrusion et la surveillance, mes papiers sont parfaitement sourcés. J’ai les preuves de tous mes envois et réceptions aux médias. De toutes mes conversations. Et preuves ou pas, l’effacement d’une partie de mon disque dur est un scandale d’Etat. Mon seul pouvoir, c’était d’en parler.

Bien sûr, vous n’êtes pas les seuls. Europe et RMC bloquent le sujet depuis un mois. La dépêche AFP, rédigée et vérifiée, attend dans un placard depuis onze jours. Le Canard n’a pas couvert. Et Médiapart s’est couvert.

Ce sujet pouvait bousculer le premier tour. Par lâcheté, politisation ou incompétence, vous l’avez empêché de sortir. Bayrou est un rouage fort de l’équipe Macron. Ne pas couvrir, c’était les protéger.

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