Chair

Je vois l’étrange,

qui étrangle des esprits sans noms,

des chairs devenues oranges,

par le froid des canons,

qui jettent mes mœurs dans le vide du normal,

qui font de mes pensées un tremplin éternel,

sans pour autant ne pas m’accuser d’aucun mal,

sans un instant me laisser voir le vide sempiternel

qui vogue perdu autour d’une terre

qui ne fait rien que revenir à poussière,

qui évite la vue des cratères,

de la masse qu’on donne aux masses à la cuillère.

On rassure, on fait ignorer, on dirige

Et le monde crève pour qu’on puisse l’exploiter,

le sol me permet juste de mettre mes problèmes sur un quadrige,

sans lui je ne suis rien de plus qu’un déchet à peine capable de boiter.

Qui de son égocentrisme oublie même d’exister,

qui de sa rationalité se rend des plus stérile,

qui se rend compte de n’être contrasté,

qui contracte sans s’en rendre compte le syndrome de l’âme fébrile.