Mort

La putréfaction m’emplit d’avantage à chaque once de corruption qui m’envahit,

Cette odeur faisandée de mort incertaine attaque mon odorat pourrissant.

Une symphonie morbide devant mes yeux, un chant de mort, une marche impure

Mêlée aux corps et aux organes arrachés à leur âmes, le putrescent spectacle d’un moment de grâce dans la tourbe des mues gisantes sur une terre abîmée par des enveloppes trop fatiguées pour se décomposer d’elles mêmes.

D’une folie insalubre toute eau paraît trouble, et la saleté du filtrat nous rendrait malade au double.

L’insanité a rendu le beau plus fort que l’utile, pour qu’oublier la mort soit plus facile que ne plus demeurer oisif.