12 règles cardinales pour une vie

Suite à la lecture du livre 12 Rules for Life de Jordan B. Peterson j’ai eu envie de me prêter à l’exercice et d’imaginer ce que seraient mes douze règles cardinales, celles sur lesquelles j’ai envie de construire ma vie, ma carrière et mes relations. Chacun construira bien sûr ses règles propres, mais voici à titre personnel les règles que j’essaie de me fixer.

1. Être quelqu’un de bien

Même si je vole intégralement l’idée à Enzo Enzo, j’ai envie de pouvoir quitter cette vie en me disant que j’aurai été quelqu’un de bien. Bien sûr on ne peut jamais être parfait tout le temps, et ma vie compte déjà bon nombres d’ornières et de décisions dont je ne suis pas fier. J’espère juste, à la manière de l’Egypte antique, réussir à équilibrer la balance à la fin.

2. Faire amende honorable

Concernant les erreurs que j’ai déjà pu commettre, j’essaie au maximum de les réparer, en faisant amende honorable, en tentant de renouer le dialogue quand c’est possible. Bien sûr tout n’est pas réparable, et le pardon est une construction mutuelle.

3. Ne pas s’écraser

Corollairement aux deux lois précédentes, faire amende honorable ou tenter de réparer ses erreurs ne doit pas mener à s’écraser pour autrui. J’ai trop fait l’erreur dans le passé de m’écraser par culpabilité bien ou mal placée, il est essentiel de toujours garder son intégrité. Certains pardons ne peuvent s’obtenir, se noyer dans leur quête c’est s’oublier soi même. Il m’a fallu accepter que je ne pouvais pas tout résoudre.

4. Apprendre continuellement

Nous vivons une époque formidable où nous avons accès à une montagne de savoir. Dès lors j’estime que ne pas investir dans son apprentissage et son évolution est tout bonnement criminel. J’essaie ainsi de dédier une part importante de mon temps à mon évolution, que ce soit à travers des MOOCs, des livres, des exercices, … J’essaie de clotûrer chaque semaine en ayant appris ou approfondit quelque chose. Si je n’apprends plus, c’est que je suis en train de mourir et qu’il me faut changer.

5. Acta non verba

Apprendre sans appliquer ne sert à rien. Je veux ainsi à tout prix éviter de devenir un sage dans une tour d’ivoire se contenant de prêcher sans jamais appliquer sa parole. Si je ne peux appliquer quelque chose, si je n’y crois pas assez pour la mettre en oeuvre dans ma vie, alors je ne peux la prêcher. Ma vie doit être l’incarnation de ce que je dis.

6. Transmettre

De même il me parait essentiel de pouvoir transmettre ce que j’apprends. Si le monde est une montagne de savoir, cette montagne est aussi devenue tellement grande qu’il est impossible pour un seul être humain de la gravir. Dès lors j’essaie de transmettre ce que j’ai appris, ce qui m’a marqué, touché, pour que d’autres puissent le découvrir et le vivre. C’est pour cela que j’ai lancé ma newsletter, Tranches de Livres, afin de pouvoir diffuser les idées qui me marquaient profondément dans mes lectures.

7. Ne pas être aveuglé par un salaire

La question du salaire est difficile, mais je tente d’y maintenir un équilibre : ce dont j’ai besoin et ce que je vaux sur le marché. A tout prix éviter de me retrouver dans un travail qui, certes me paierait bien, me viderait de ma substance, de mon temps libre et de mon énergie. J’ai vu trop d’amis se faire broyer par des entreprises pour des salaires mirobolants. Je préfère gagner moins et conserver ma liberté que de consentir à cet esclavage.

8. Voir le monde

Même si j’ai laissé ce point un peu de côté sur les dernières années (mea culpa de flambeur), ça me parait essentiel de voyager et de découvrir le monde. Il y a tellement d’endroits, de cultures, de gens à découvrir. On oublie souvent à quel point notre planète est grande, remplie de surprises et de paysages magnifiques, j’ai envie de pouvoir m’emplir les yeux de tout ce que le monde peut offrir et étendre mes horizons.

9. Ne plus poser de décision pour quelqu’un

Une énorme erreur que j’ai faite plusieurs fois dans ma vie est d’avoir pris des décisions basé sur quelqu’un d’autre. Que ce soit un compagnon, des amis, la famille, trop souvent j’ai posé des choix non parce que je le voulais profondément mais parce que je m’y sentais obligé. C’était totalement inconscient et il m’a fallu beaucoup de recul pour le réaliser, mais ces choix n’étaient au final pas les bons pour moi et m’ont trop souvent retenu en arrière et obligé à faire de multiples détours. Désormais je tente de poser mes choix dans la direction que je veux, et suive qui voudra.

10. M’entourer de gens qui me poussent vers le haut

Il m’a fallu le temps mais j’ai fini par trier mes relations, éliminant peu à peu les cyniques, défaitistes et hypocrites. Si toute personne a droit à des moments de défaitisme, certaines s’y complaisent et font tout pour entrainer autrui avec elles. Je préfère m’entourer de gens qui se battent mais gardent espoir, et cherchent à constamment s’améliorer ou améliorer le monde, de gens qui investissent leur énergie non pas à râler constamment, mais à agir et changer les choses.

11. Aimer

Parce qu’aimer est la quintessence de l’expérience humaine, ce qui nous rapproche le plus de l’essence même de la vie. Parce que c’est en aimant l’autre, en le reconnaissant dans son altérité, dans son unicité que l’on apprend vraiment ce que c’est d’être humain. Et que savoir que l’on a aimé, que l’on aime et que l’on aimera encore permet de traverser toutes les épreuves et de supporter toutes les souffrances.

12. Accepter que je peux être dans le faux

Ma dernière règle, la plus dure à mettre en application dans ma vie, c’est accepter que je puisse me tromper. Que toutes ces règles que je viens d’écrire ne sont peut être pas les bonnes, que je finirai par en choisir d’autres. C’est pourquoi je tiens à jour mon Book of Beliefs, pour garder une trace de mon évolution. Parce que se tromper, faire des erreurs, est un passage essentiel de la vie, et c’est ce qui permet de grandir.