Cluster, innovation, HUB : La France et le monde. Constat face à une internationalisation nécessaire.

Think global pour un monde meilleur

Les pôles de compétitivité sont incontestablement une source d’opportunités pour le business mondial. Le rassemblement de talents et de nouvelles technologies sur un territoire bien identifié et sur une thématique ciblée permet l’échange de best practices et donc représente un facteur clef de succès. La France est une terre d’innovation et se positionne devant de nombreuses nations en tant que pionnier du numérique et terre fertile pour la création d’entreprises; aux côtés de San Francisco et sa belle Silicon Valley, Tel Aviv, Londres et Berlin. Cependant, la France reste encore derrière et peine à trouver sa place de leader. Je pense que cela s’explique par le manque d’internationalisation et d’ouverture aux marchés extérieurs. Il est aujourd’hui primordial de s’internationaliser et non pas d’y voir une source de concurrence déloyale mais bien d’échanges supplémentaires et donc in fine de plus d’opportunités à saisir.

Alors pourquoi la France est-elle réticente à cette ouverture ?

Le business à faire en France est énorme et de nombreuses opportunités s’offrent à toutes les startups et PME françaises au sein de notre pays. Cependant, l’ouverture des frontières et la mondialisation actuelle donne la cadence et exigent des entreprises qu’elles s’internationalisent. Il faut le comprendre et s’en servir comme levier de croissance tant au niveau de la scalabilité de sa boîte qu’au niveau de toutes les améliorations qualitatives possibles face à des équipes multiculturelles, diversifiées et donc avec des approches business bien plus intéressantes que celles ne disposant que d’un seul point de vu. Les principales motivations pour l’internationalisation des différents « clusters », pour la plupart d’entre eux, sont le désir de renforcer leur position sur le marché mondial et leur primauté technologique ainsi que la multiplication des échanges d’expériences et d’informations à l’échelon international. Récemment encore, les débats qui se sont tenus au 5ème Forum des pôles de compétitivité à Sophia-Antipolis ont conclus sur le fait que « L’innovation se développe mieux quand elle s’inscrit dans une dimension internationale ».

Vous l’aurez compris, il faut internationaliser. Mais comment ?

Pour cela, il faut gommer nos frontières et créer du lien et des échanges entre les différents pôles de compétitivité mondiaux. Les échanges, il faut les matérialiser via différents partenariats et favoriser la mobilité et la proximité en multipliant les visites inter-pôles. La proximité géographique aujourd’hui reste importante mais représente moins une barrière qu’avant grâce aux nouvelles technologies et à une plus grande sensibilité à l’aspect interculturel que nous développons ; indispensable dimension dont il faut tenir compte pour un business success et qui reste bien trop souvent dénigrée. La création d’événements ou les business trip sur des événements à haute valeur ajoutée pour les entreprises concernées restent là une aussi une belle manière de créer du lien. Sans compter qu’après avoir créé une communauté, il est important de savoir également la développer, la fédérer et quotidiennement l’animer pour en retirer un maximum de bénéfices business.

Résultats. Les entreprises de chacun des pôles sont en échange constant et peuvent partager leurs best practice. Il devient alors plus facile d’avoir un point d’attache sur le territoire visé et d’ores et déjà d’obtenir de l’aide de la part des pôles de compétitivité internationaux, ciblés sur le marché en question. Il est de ce fait important de créer des partenariats, de visiter ses partenaires et d’entretenir la flamme amicale de cette relation; qui j’en suis certaine va créer des nombreuses opportunités qualitatives.

Qu’en est-il des opportunités d’internationalisation ?

La France reste encore trop franco-française et doit pouvoir s’ouvrir de manière significative et sans complexe à l’international. L’Asie et notamment Hong Kong est un marché rempli d’opportunité et la ville offre incontestablement une ouverture sur toute l’Asie du Sud Est du fait de sa défiscalisation, de sa situation géographique et de son soutien notamment via un système légale propice à la création et au développement d’entreprises. Autre future HUB en plein développement, le Mexique. Avec son Mind Hub innovant sur Tijuana et plein d’autres écosystèmes qui sont en train de pulluler au sein du pays ; je suis persuadée que le Mexique représente l’un des futurs HUB qu’il ne faut pas négliger au niveau mondial. La culture latine qui créé une proximité avec notre culture française est un point à mettre à l’honneur si l’appréhension est trop forte pour s’investir sur le marché mexicain.

L’objectif principal de tous ces échanges reste la promotion de la culture et de l’économie française à travers le monde. Comme l’a dit Emmanuel Macron récemment sur Viva technology, « nous devons faire de la France un pays de Licornes ». Pour cela il faut déployer les armes internationales, ne pas avoir peur de se lancer globalement, faire de la France un exemple du numérique et de l’innovation à l’intérieur des frontières, puis une fois maîtrisé, à l’extérieur. Notre pays regorge de talents et de jeunes diplômés qui ne demandent qu’à exploser en termes de compétences et de révolutionner le monde de travail. Nous avons aujourd’hui la chance d’avoir un gouvernement qui semble avoir saisi les enjeux qui attendent notre pays au tournant pour les années à venir. LIBERTE de grandir et de se réinventer, EGALITE face aux potentiels de développement, FRATERNITE face aux échanges multiculturels.

Alors qu’attendez-vous pour vous ouvrir au monde, à vos marques ? Prêt ? Internationalisez ! Think global!