L’intelligence collective au secours des entrepreneurs solitaires

Le jeune (ou moins jeune) entrepreneur se sent parfois comme un louveteau esseulé dans la grande forêt de l’entrepreneuriat. Cerné par les grandes méchantes banques, les buissons administratifs, les vieux loups en quête d’investissement ou les serials-entrepreneurs aux longues dents, il pourrait vite y perdre son envie de mettre un pied dans cette foutue forêt! Ce serait dommage. Car ce serait sans compter sur l’intelligence collective, ce vent entraînant et rassurant qui rase les préjugés et permet au louveteau de se frayer un chemin bienveillant vers le succès.

Préjugé solitaire N°1 : je ne parle pas de mon idée sinon on va me la piquer!

Foutaise! Une idée n’a aucune valeur tant qu’elle n’est pas concrétisée. C’est ce que chaque porteur de projet s’entendra dire une fois le premier pied posé dans un accélérateur, un incubateur, une couveuse. On a souvent tendance à croire que notre idée (révolutionnaire) est unique et que c’est le Saint-Graal. C’est flâteur pour soi-même, ça rassure, puis ça permet de rester dans sa zone de confort aussi, mais c’est n’importe quoi: « je ne parle pas de mon idée comme ça on ne me la pique pas, mais comme ça on ne sait pas me dire qu’elle est nulle mon idée! »

Quelqu’un a toujours une idée similaire quelque part ailleurs sur la planète, ou bien cette idée a déjà été pensée par un autre l’année précédente... C’est quasi certain, il y a trop de cerveaux sur terre!

« L’idée » est le fruit d’une réflexion personnelle, de connexions intimes, et sa valeur se créera dans la manière dont le porteur de projet va la nourrir, la manier, la faire évoluer, la partager. C’est là que l’intelligence collective intervient. Vous avez une idée géniale (ou pas?) : partagez-la, ça vous aidera.

Préjugé solitaire N°2 : je lance mon activité donc je dois tout faire moi-même pour économiser.

Bien sûr si vous êtes Rémy Brica, mais à priori ce n’est pas le cas! L’entrepreneur qui se lance croit peut-être à tort qu’il va faire des économies sérieuses s’il s’occupe lui-même de son SEO, son community management, ses démarches marketing, sa compta (bon ça non à la rigueur, c’est vraiment trop chiant), alors que c’est probablement un plus mauvais calcul qu’il ne le pense. Le porteur de projet doit se concentrer sur la raison d’être de son activité, et capitaliser sur ses meilleures compétences, celles dans lesquelles il excelle, celles qui le font vibrer. Pour le reste : intelligence collective!

Car ne pas faire soi-même ne veut pas dire qu’il faut déléguer à des subalternes qui vont coûter, mais ça peut passer par de l’échange de bons procédés ou par l’apprentissage via la communauté, lié à telle ou telle compétence.

D’où l’écosystème…

C’est là tout l’enjeu des écosystèmes qui existent aujourd’hui. Ils encouragent l’échange, le partage, la capitalisation sur les compétences de la collectivité. Il est donc fort probable qu’un entrepreneur qui intègre un écosystème et parle de son idée autour de lui, soit davantage confronté à la critique, à des challengers, et soit amené à remanier son projet de fond en comble. Parfois il pestera, mais il gardera la NIAQUE et, au bout du compte, il aura la satisfaction de réaliser quelque chose, d’entreprendre vraiment, car ce sera le cas!

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