Olga Zadig
Sep 6, 2018 · 2 min read

Mme Muller, tous vos “documents” confirment bien que des journalistes ont été accusés de “communautarisme” sans le moindre début de commencement d’une preuve et sans même être cités nommément, ce qui leur aurait éventuellement permis de répondre, ne serait-ce que sur les réseaux sociaux puisque la presse ne leur a pas demandé leur avis (et c’est ça le fond de l’article de Théophile Kouamouo, rappelons-le).

Vous vous flattez de citer un tweet où non seulement les gens en question (qui ?) sont accusés de ne pas être assez “républicains” (qu’est-ce que ça veut dire ? Ils sont royalistes ? Ils veulent le retour de Napoléon ? L’instauration du IIIe Reich ?), mais aussi d’être des glandeurs ou des gens qui ont d’autres priorités (ils sont probablement trop occupés à “communautariser” au lieu de bosser). En effet, ça change tout, ahaha ! Heureusement que vous étiez là pour “nuancer” ces attaques !

Quant aux arguments d’une dame qui trouvait que la création d’un ministère de l’identité nationale et de l’immigration était une super bonne idée, je me passerai allègrement de ses opinions sur les termes qui conviennent pour qualifier une situation généralisée de discrimination (pas positive, oh non), merci bien. Elle est en revanche tout à fait à sa place dans les pages de Marianne. Qu’elle y reste, elle fera bon ménage avec Polony et ses blagues juste trop rigolotes sur les mendiantes roms qui assistent à la fashion week de Paris (quel humour…) et qui passe son temps à cracher sur les féministes en compagnie de la sympathique Elisabeth Lévy.

Pour une communicante, S. Chikirou a une drôle de manière de fonctionner car jusqu’à cette histoire, nous étions nombreux à tout ignorer de son grand écart “idéologique” et à ne connaître d’elle que son rôle dans la campagne présidentielle de 2017 et dans la création du Média. Mais voilà, on en apprend de belles quand on fait quelques recherches ! Ce n’est apparemment pas la première fois non plus que son “management” est remis en cause. C’est un peu facile ensuite de dire que la révolte de certains membres de l’équipe est due à leur communautarisme et n’a aucun rapport avec sa gestion évidemment irréprochable du Média.

Il convient de séparer cette histoire de l’affaire de gros sous et de direction au Média et de ne pas tout mélanger. Il y a un vrai problème d’infiltration de la #gaucheFN alias le printemps républicain à tous les niveaux (y compris dans l’État), la priorité, elle est là.

Le Média, ça doit se régler par un audit, la publication des comptes et un vrai contrôle des socios. Autrement, on les appelle des abonnés et basta.