When you discover your own golden resources

Inspirations pour demain (part 2)

A l’instar de ces chercheurs d’or, c’est une nouvelle pépite que j’ai découverte et que je souhaite partager avec vous. Une rencontre inédite entre le top management et ses talents bruts, disséminés partout dans l’organisation.

Au risque de me répéter encore, la clé du futur de toutes les entreprises est et restera ses talents. Ils sont là, derrière leur écran ou outils à la main, prêts à se mobiliser pour réveiller leur entreprise et la faire basculer dans le monde de demain. Euh… d’aujourd’hui !

Certains n’attendent plus qu’on leur offre (enfin) les moyens de se réaliser. Ils prennent les devants. Ils s’expriment. Echangent. Se rencontrent. Font parler d’eux. Ou plus souvent des initiatives qu’ils portent. Et finissent par faire bouger les lignes.

Pour le plus grand bonheur des équipes dirigeantes.

Laissez-moi vous raconter l’aventure d’un de ces corporate hackers : Raphaël Thobie.

Une initiative inspirante et pleine d’espoirs

Le décor : une filiale de Thalès. 4 000 collaborateurs. De nombreux ingénieurs. Des jeunes. Et d’autres plus expérimentés.

Au fil des années, la motivation s’est étiolée. Le souci du mérite et du rendement a petit à petit déshumanisé le travail au quotidien.

N’y voyez pas un procès d’intention. Cette histoire aurait pu commencer dans (presque) n’importe quelle entreprise du monde traditionnel.

Quatre collaborateurs se rencontrent autour d’un refus commun de cette spirale infernale. Ils veulent retrouver la petite flamme à l’intérieur, celle qui les a poussés à signer leur contrat quelques années plus tôt.

Ils se retrouvent sur le réseau social de l’entreprise, partagent leurs questionnements et échangent lectures et astuces pour faire bouger les choses. De 4, ils deviennent 10. Puis 20. Puis 50…

Au menu : multitude, effectuation, motivation, optimisme, innovation participative, lean… Bref, les ingrédients de la nouvelle économie.

Il est temps que ces hacktivateurs se rencontrent, en vrai. Bourrés d’imagination, nos quatre collègues ne veulent pas se contenter d’un simple RDV networking.

Et si l’on offrait une tribune où pitcher ses idées ?!

Ils ne mettent pas longtemps à arriver à la même conclusion. Se retrouver autour de leurs idées. Offrir un espace d’expression libre. Une sorte de Tedx interne. On fait plus court pour commencer. Cinq minutes. C’est sérieux déjà pour un premier pitch.

Libre ne veut pas dire brouillon. Ni fouillis. Les volontaires sont accueillis après le travail pour s’entraîner à pitcher.

Mettre en scène les acrobates de l’entreprise

L’amphi est réservé un midi. La porte reste ouverte aux curieux. Plus de soixante personnes découvrent cette scène et ses projets inédits. Le sujet sur lequel on travaille. Une manière différente de travailler. Une inspiration… Directement lié au business. Ou pas.

Suit un deuxième RDV. Puis un troisième.

Les absents ne sont pas en reste car les talks sont filmés et retransmis sur la plateforme de partage imaginée pour l’occasion.

Vous comprendrez aisément qu’un tel élan ne pouvait rester au stade de l’idée.

Et si l’on donnait vie à ces idées ?!

Rassembler tous les volontaires pendant 48h. Faciliter leurs échanges. Les laisser réfléchir en équipes. Leur redonner les clés de la boite pendant quelques heures.

Vous avez une idée. Allez-y ! Testons-la ensemble !

Pas question de porter un jugement de valeur sur l’ensemble des bonnes idées partagées depuis le premier amphi. Pas question non plus de refouler celles qui n’ont pas encore été énoncées.

A force de s’imprégner du monde entrepreneurial, nos quatre collègues s’inspirent d’un format ouvert et éprouvé : le startup week-end. Des personnes d’horizons différents unissent leurs forces le temps d’un long week-end pour faire émerger des idées de business. L’objectif est de connecter et projeter dans l’action des personnes motivées.

Intringué, le management donne son feu vert. Après tout, c’est dans l’air du temps. Osons ce brin de folie !

C’est ainsi que cinquante collaborateurs se retrouvent. Ingénieurs. Comptables. Communicants. Développeurs… Onze équipes se forment. Et travaillent dur. Avant de pitcher leurs projets devant le Comex.

Le résultat dépasse toutes les attentes. Des idées percutantes. Des collaborateurs heureux. Des rencontres riches. Des yeux qui brillent. Des talents retrouvés. Et une question de la direction : « Quand prévoit-on le prochain ? »

De l’or tout autour de nous !

Oui. Elles sont là sous nos yeux, ces pépites.

Il suffit d’insuffler un peu de liberté d’action pour que s’envole la démotivation et que les talents se révèlent.

Corporate hackers, hacktivateurs, changemakers ou encore barbares. Ce sont les orpailleurs de nos entreprises. Appuyons-nous sur eux. Ils nous aideront à fouiller et découvrir des gisements inattendus.

Ils sont les catalyseurs d’innovation, de transformation dont chaque entreprise a besoin.

Comme eux, prenons la permission d’agir. Emparons-nous des outils disponibles. Bousculons le système !

Alors, prêts à hacker son entreprise ?!

Pour aller plus loin :

  • Contactez Raphaël Thobie ou Gautier S qui vous aideront à mettre en place de telles initiatives dans votre entreprise.
  • Allez à la rencontre des corporate hackers le 22 mai lors d’une ballade au Bois de Vincennes
  • Si vous n’avez pas encore lu « Reinventing organizations » de Frédéric Laloux, précipitez-vous ici ! En attendant de recevoir votre édition, regardez donc ce résumé :

Crédits Images : Pixabay, Switch Collective et ce dessinateur anonyme qui n’a pas signé sa représentation du management