Mon premier combat de boxe

Vendredi 27 Novembre, j’ai disputé mon premier combat de boxe anglaise, devant 800 personnes, à l’occasion du Dauphine Boxing Tour.

Le ring de boxe, installé au centre de l’amphi de Dauphine (face à 800 personnes)

En 2013, j’ai rencontré le boxeur Yacine Berrabah, Champion du Monde de Kick Boxing. Je lui ai demandé s’il acceptait de m’initier à la Boxe. Juste comme ça, pour voir.

Le match — version intégrale !

Ma première rencontre sportive fut douloureuse. Après une heure d’exercice et de combat, je suis rentré chez moi lessivé. Il m’a fallu 5 heures pour retrouver l’usage de mon corps. Je me souviens être rentré vers 11h et n’avoir pas pu me relever avant 16h tant mes jambes souffraient.

Pendant les 2 années qui ont suivi j’ai revu Yacine toutes les semaines, parfois plusieurs fois, pour une séance de boxe et d’exercices. Très rarement en salle, très souvent en extérieur. Bois de Boulogne, Avenue Foch, Square des Batignolles … on se retrouvait malgré le froid ou la pluie pour courir et boxer.

Avec le temps, j’ai commencé à retrouver une certaine forme physique, et même à devoir remplacer mes chemises ... Et après une centaine de séance, Yacine m’a parlé d’un évènement qu’il organise, le Dauphine Boxing Tour, un championnat du monde de kick boxing et de K1 et m’a proposé de faire le match d’ouverture. Un « test match ».

Et nous y voilà. Je suis monté sur un ring, pour la première (et probablement dernière) fois vendredi dernier. C’était excitant.

Je devais combattre à 19h00, je m’attendais à passer devant une salle quasi vide car les matchs pro commençaient vers 20:00. Je me suis dirigé vers le vestiaire et j’ai commencé à me préparer. Sofiane m’a préparé mon bandage, Momo m’a fait taper sur les pates d’ours. A 19h00, j’étais pret. Mais voilà, j’ai du patienter. Avec le renforcement des règles de sécurité, l’équipe de sécurité à commencé à réaliser une fouille générale.

C’est finalement vers 20h30 qu’on m’a demandé de monter sur le Ring. Cela faisait 1h30 que je m’échauffais … Mais bon, entre temps la salle s’est remplie, et alors que je pensais monter devant une cinquantaine de personnes, il y avait 800 personnes dans ce grand amphi de l’université de Dauphine transformé en ring de Boxe.

Cette expérience m’a marquée avant tout par l’esprit de solidarité qui régnait entre les boxeurs. En entrant dans le vestiaire, j’ai tout de suite été pris en charge et coaché par des professionnels bienveillants : on m’a préparé les bandages, couvert le visage de vaseline (pour faire glisser les coups de l’adversaire), donné des conseils techniques … au point où je ne ressentais ni stress ni appréhension a l’approche du ring. Je ne m’attendais pas à cela.

Je n’avais jamais rencontré des boxeurs pro. Ce soir, j’ai partage leur intimité. Leur envie de jouer était plus forte que leur envie d’en découdre. Puis le match a commencé. On m’a appelé et mon nom est apparu sur les écrans géants.

Sur le premier round j’ai clairement laissé mon adversaire prendre l’ascendant technique. Malgré moi, bien entendu. Agile, il m’a évité, et m’a cogné avec précision. Ce gamin a bien plus de souplesse et de rythme que moi. Mais j’ai beaucoup plus de force alors au second round je me suis repris et j’ai cherché à lui imposer mon rythme et à le mettre en difficulté. On a cogné, Je l’ai cogné. Fort. Puis, au dernier round, j’ai repris le dessus avec notamment un coup droit puissant le faisant vaciller.

Avant l’ouverture au public.

Pendant le match j’ai pris des coups, j’ai été sonné, mais l’excitation de la bataille était plus forte que la douleur des coups. Et c’était un jeu.

L’arbitre a déclaré le gagnant, c’était lui. Mais pour moi, le simple fait de monter sur un ring deux ans après mon premier entraînement c’était déjà une victoire.

Merci Yacine de m’avoir fait découvrir ce sport, et merci de m’avoir laissé monter sur ton Ring.

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