Bonjour Maxime,
Excellente question. Je pense qu’il y un obstacle majeur à la montée des prix, et c’est le fait que l’offre n’est pas restreinte dans le temps ou dans l’espace. Si un certificat ne pouvait être consommé uniquement au moment où il était émis, et dans la zone où il est émis (module import/exports physiques), alors les prix grimperaient très vite! Ce n’est pas le cas. D’ailleurs cela financerait également du stockage (qui est au moins aussi important que financer la génération).
Deuxième problème: le double comptage. Tout le monde ne compte pas en certificats. Par exemple, les norvégiens sont 100% verts (physiquement), donc les politiques comptent selon la comptabilité physique. D’un autre coté, certains datacenters en hollande vont se dire 100% verts (contractuellement), car ils ont acheté des certificats norvégiens. Vu que chacun prend le comptabilité qui l’arrange, j’ai du mal à voir des prix qui vont augmenter.
Dernier problème: le CO2, ce sont les centrales fossiles (pas le renouvelables). Donc financer plus de renouvelable c’est bien, mais il vaut mieux garantir que ce financement ferme des centrales fossiles. Ce n’est pas toujours le cas (voir https://blog.tmrow.co/do-renewables-always-reduce-carbon-emissions-4444acc4ec48).
Au final, l’offset CO2 bien fait c’est assez efficace. Par exemple, acheter un ETS à 20€/t va garantir soit une réduction d’une tonne des émissions Européennes (car une entreprise ne va pas pouvoir acheter assez de cotas), soit une “amende” de 100€/t si une entreprise dépasse son compta.
Mieux encore, on pourrait financer le remplacement d’une centrale à charbon par éolien+stockage, etc.. mais en optimisant la métrique CO2. Evitons de financer une éolienne en Norvège où elle remplacerait de l’hydro par de l’éolien (aucune réduction de CO2).
