Au café

Je ne pensais pas qu ‘il était si simple d‘écrire dans un café. Face à l‘écran, je butte, efface, déplace, enregistre, annule, remplace et abandonne le plus souvent en cours de route. Au café, il n‘y a que vous et une feuille blanche qu‘il faudra bien remplir sous pleine d‘y être de quelques euros d‘oisiveté. Autour de vous, le serveur, votre voisin feuilletant l‘édition du matin, un autre parcourant silencieusement des yeux sont vieux carnet en cuir. Les distractions ne manquent pas, et pourtant vous écrivez. Bon, mauvais, peu importe, vous écrivez, étranger au brouhaha ambiant de la salle, mais pas à cette porte qui s‘ouvre et laisse apparaître sa silhouette. Elle s‘arrête, parcours la salle du regard, et viens s‘asseoir en face de vous. Elle vous sourit et remet discrètement ses cheveux derrière l‘oreille pendant que vous rangez vos feuilles. Le reste n‘a plus grande importance.

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