Mises à l’abri de migrants : il nous appartient d’en tirer les leçons pour l’avenir

Paris Ensemble
Nov 7 · 2 min read

Réaction de Benjamin Griveaux :

Cette opération de mise à l’abri des migrants installés porte de la Chapelle et avenue Wilson à Saint-Denis, sous l’autorité du Ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, et au titre du comité interministériel à l’immigration, était nécessaire. Je tiens à saluer le travail de chacun des acteurs, de la préfecture de police aux associations en passant par les forces de police, la préfecture de région, l’ARS d’Ile-de-France et l’Office Français d’Immigration et d’Intégration, qui ont assuré cette opération avec humanité. De nombreuses villes d’Ile-de-France ont également fait preuve d’une grande solidarité pour mettre de nombreuses places d’hébergement à disposition de l’État.

Il nous appartient d’en tirer les leçons pour l’avenir.

Paris est la seule capitale européenne à connaître, avec une telle récurrence et une telle ampleur, des campements. Ce n’est pas un « problème social » : c’est une véritable crise humanitaire. C’est insupportable, pour les migrants, qui ont traversé tant d’épreuves, comme pour les habitants de ces quartiers populaires, déjà soumis à tant de difficultés. Cet échec trouve sa source dans des jeux politiques désuets qui n’apportent aucune solution concrète ni aux riverains ni aux migrants. La Ville aurait pu, et dû, agir il y a bien longtemps en demandant l’évacuation du campement dès l’installation des premières tentes. Elle ne l’a pas fait, s’adonnant ensuite à de répétées mises en scènes politiques.

Les migrants sont désormais pris en charge. Mais que se passera-t-il demain ?

J’en suis convaincu : l’enchevêtrement des responsabilités entre l’Etat et la Ville nous condamnera toujours à agir trop peu, trop tard, trop mal. Il faut donc un seul responsable. Maire de Paris, je m’engagerai auprès des Parisiens à faire preuve de la plus grande fermeté face à l’établissement de campements. Mais je veux aussi m’engager à déployer tous les moyens pour accueillir dignement : l’un ne va pas sans l’autre.

Je défends donc une idée nouvelle pour répondre à la répétition insupportable de ces crises humanitaires aux portes de notre capitale : expérimentons, ici, à Paris, à l’image de ce que pratiquent la plupart des grandes villes européennes, l’organisation par la commune de l’hébergement d’urgence ; l’Etat restant naturellement garant de l’instruction de la demande d’asile et de la répartition des réfugiés sur le territoire français.

Le défi posé par les migrations perdurera pour les années à venir : nous devons y apporter des réponses pérennes et respectueuses des valeurs de la République, sans céder à l’instrumentalisation politique de personnes en grande détresse. Ainsi, nous serons fidèles à l’esprit de Paris.

Benjamin Griveaux, candidat La République En Marche ! à la mairie de Paris

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