Black Rock : le géant insoupçonné de la finance française

Pierre G. Chenu
Jan 10 · 2 min read

Alors que le fond d’investissement créé en 1988 par Laurence D. Flink vient de voir son président française Jean-François Cirelli (ex VP d’Engie) se faire remettre la légion d’honneur par le président de la république, la banque commence à faire parler d’elle en France et devient un acteur non voulu de la réforme des retraites.

Premièrement, parler de banque pour BlackRock en France est faux. Effectivement, les produits que vend la marque BlackRock France se limitent à de la gestion d’actif. Dans ce modèle, BlackRock conseille aux investisseurs les placements et c’est donc l’investisseur qui prend le risque du placement. Aux États-Unis par exemple, BlackRock est un fond d’investissement : il se fait confier de l’argent, qu’il fait fructifier en investissant, en récupérant les dividendes et en revendant les participations. Les fonds d’investissements qu’ils soient BlackRock, Glodman Sachs, Barclays, ou JPMorgan proposent aux américains par exemple d’économiser pour leurs retraites, de faire fructifier l’argent épargner pour lutter contre l’inflation puis leur rendre, chaque moi un petit peu de leur épargne en forme de retraite. Pour autant décrié car “capitaliste”, le système par capitalisation laisse des résultats plus positifs en terme de bénéfices que la répartition. Ce système tant chéri des français n’est qu’en fait payer pour les autres en tant qu’actif et attendre de se faire ‘éventuellement’ payer par les autres quelques dizaines d’années après.

Pour permettre de faire des bénéfices, BlackRock doit investir là où cela rapporte le plus en jonglant entre bénéfice et sécurité et à cela, les entreprises française sont un bon placement.

D’après le graphique l’Opignon/Boursorama à gauche, BlackRock a des participations dans pleins de groupes du CAC40. Et encore, ce n’est pas tout, il est par exemple à noter qu’Engie est possédé à 4,97% par BlackRock. Alors que le gazier était jusqu’en 2004 en EPIC (comme la RATP par exemple).

La leçon à retenir est que les entreprises françaises sont compétitives et intéressantes pour les étrangers. Car oui, le BlackRock qui possède 5,02% de Total, 4,75% de Michelin ou 5,08% de Saint-Gobain n’est pas le BlackRock que nous connaissons en France. Il s’agit bel et bien du BlackRock américain qui profite aux… étrangers (et un peu aux français). Il faut le dire et le marteler, les entreprises françaises se portent bien et cela intéresse le plus grand fond d’investissement du monde.

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