Google va pénaliser les sites trop lents sur mobile, c’est le moment de repenser votre référencement

“Les recherches sur mobile sont en pleine expansion” Image by Oliur Rahman on Unsplash

A partir de juillet, le moteur de recherche changera son algorithme pour déclasser les pages web qui se chargent trop lentement sur les terminaux mobiles. C’est l’occasion d’analyser les performances de votre site et d’adopter une stratégie résolument « mobile first ».

Les courbes se sont croisées en octobre 2015. Depuis cette date, les Français surfent davantage sur leur mobile que sur leur ordinateur fixe. Selon la dernière étude de Médiamétrie, sur les 42,2 millions d’internautes qui se connectent tous les jours à internet, 30,3 millions le font depuis leur smartphone.

Cette tendance au « mobile first » ne pouvait laisser indifférent Google dont le métier premier est de rendre accessible la multitude des contenus en ligne. Dans sa quête de performances, le moteur de recherche va pénaliser le référencement des sites dont les pages se chargent trop lentement sur les terminaux mobiles.

Ce changement dans l’algorithme de Google a pour nom « Speed Update » et prendra effet en juillet prochain. Dans un billet publié mi-janvier, la firme de Mountain View s’est voulue rassurante. Seul un faible pourcentage de pages dont la lenteur de l’affichage constitue une expérience éprouvante pour l’internaute sera déclassé.

Par ailleurs, la vitesse est un critère parmi d’autres selon une infographie sur les grandes tendances sur SEO en 2018. Un contenu particulièrement pertinent figurera toujours parmi les premiers résultats d’une requête même si le site web qui l’héberge n’est pas parfaitement optimisé pour les usages mobiles mais cela sera plus difficile face à concurrence qui saura mieux répondre aux nombreuses exigences de Google.

Un affichage en plus d’1,5 seconde ? Votre site est lent !

Cette primeur à la vitesse n’est pas nouvelle. Depuis 2010, Google prend déjà en compte le temps de chargement dans son « ranking », un site étant considéré comme rapide s’il s’affiche en moins de 1,5 seconde.

“La vitesse de chargement devient un critère de classement pour Google” Image by Charlotte Coneybeer on Unsplash

En 2015, Google avait déjà changé son algorithme pour favoriser les sites « mobile friendly ». La même année, le géant du numérique lançait le projet « Accelerated Mobile Pages ». Ensemble de préconisations techniques, AMP vise à accélérer les pages mobiles en simplifiant leur structure HTML et en plaçant une partie de leurs contenus en cache.

Speed Update ne devrait pas avoir des impacts aussi importants sur le référencement que les précédents changements d’algorithme, comme les pénalités de Google Panda ou Penguin. Sa mise en place sera de toute façon progressive Pour autant, si Google prévient plus de six mois avant la mise à exécution, c’est pour laisser le temps aux entreprises d’analyser finement tous les éléments qui ralentissent leur site.

Pour cela, Google conseille d’utiliser deux solutions maison : Lighthouse et PageSpeed Insights. Lighthouse est un outil open source qui mesure la qualité des pages web. PageSpeed Insights (PSI) se base, lui, sur les données d’internautes réels utilisant le navigateur Chrome, sur poste fixe ou mobile. Si vos résultats ne virent pas au vert, PSI vous donne des pistes d’amélioration.

Le monde devient de plus en plus mobile

Avec Speed Update, Google lance un nouveau signal fort aux éditeurs de site. La recherche sur mobile et, demain par commande vocale, est l’avenir du « search marketing». Les usages mobiles ne peuvent qu’aller croissants avec la généralisation de la 4G et l’arrivée prochaine de la 5G. Ils répondent aussi à une évolution sociologique. Il suffit pour s’en persuader de voir l’addiction au mobile des « digital natives », les générations Y et Z.

Pour les entreprises qui veulent assurer leur présence en ligne, le mot d’ordre est donc plus que jamais « mobile first ». Ce passage à la mobilité est chemin au long cours qui dépasse de loin le simple fait de proposer un site répondant aux normes (« responsive design »). Une réflexion de fond doit être engagée pour répondre aux nouveaux usages en mobilité et cela passe aussi par la typologie des contenus que l’on propose.

Il faut maintenant savoir répondre aux nouvelles formes de requêtes des internautes. il ya quelques années les mots clés “génériques” étaient privilégiés, aujourd’hui les requêtes s’allongent et l’on compose une demande avec plusieurs mots clés pour s’assurer d’un réponse précise, c’est ce que l’on appelle en référencement des mots clés de longue traine. Plus récemment encore, Google lance les Featured Snippets. L’internaute veut une réponse immédiate à sa demande et Google veut pouvoir y répondre directement depuis sa page de résultats, la position Zéro de Google vient de naitre et se décline sous de nombreux formats. Ce nouveau format représente dans de nombreux cas des opportunités de croissance forte dès lors que l’on adopte les bonnes pratiques pour se hisser encore plus haut que le premier résultat.

Alors, allez-vous prendre le virage du Mobile First ?

Philippe PLANA / Linkedin / https://www.tact.ee