Hoka OneOne

Challenger ATR


Quoi de mieux pour tester une paire de chaussures que de l’emmener sur une petite balade en sous bois de 80 kilomètres alors qu’elle a à peine une dizaine de kilomètres au compteur ? C’est en fait presque contraint et forcé que j’ai dû procéder ainsi à cause d’un épisode bronchito-grippal qui m’a empêché d’éprouver un peu plus la Hoka Challenger ATR , puisque c’est d’elle dont il s’agit, avant le départ de l’éco-trail de Paris.

Après avoir déjà testé 2 modèles de la marque, la Huaka typée route et la Rapa Nui 2 notamment lors d’un trail alpin l’été dernier, j’étais désireux de courir sur du long en Hoka. Les premiers retours de Fred Brossard au sujet de la Challenger ATR sur les réseaux sociaux m’ont incité à m’en procurer une paire et je ne l’ai pas regretté !

Ce modèle, que Fred qualifie de la « moins Hoka des Hoka » se distingue principalement de ses petites camarades que j’ai eu l’occasion de chausser par une toebox plus spacieuse, ce qui n’est pas pour me déplaire !

Sur le papier, La Challenger est annoncée à 243 grammes en pointure 9US (42 2/3 EU). Elle présente un drop de 5mm (29–24). Elle possède les caractéristiques de base de la Clifton que je n’ai pas testée mais que Vincent connait bien. Les crampons de 4mm de la Challenger se sont révélés parfaitement adaptés aux terrains secs que j’ai rencontrés jusqu’à présent.

Pour l’éco-trail de Paris, j’attendais plusieurs choses de mes nouvelles compagnes :

– De la légèreté. Avec ses 243 grammes, le contrat était rempli d’avance. — De l’amorti et de la stabilité, notamment pour être à l’aise dans les descentes qui restent mon point faible. La semelle oversized a bien rempli son oeuvre tandis que malgré ce que certains continuent à penser, elle n’empêche en rien la chaussure de se montrer très stable. Je pense avoir été bon (tout est relatif) dans les descentes pendant la course. À aucun moment je n’ai été piégé par le terrain. — Du dynamisme, de la nervosité. Ma foulée médio-pied raffole des chaussures qui en ont sous la semelle (sic). Malgré sa distance, l’éco-trail de Paris est une course rapide dans sa première partie et tout aussi roulante dans sa partie finale. J’ai trouvé dans la semelle de la Challenger ATR un excellent compromis d’agressivité à la relance et de confort après plus de cinq heures de course. Je termine d’ailleurs la course avec les pieds en parfait état.

Les as qui ont bouclé le parcours en moins de 6 heures sont partis avec des chaussures de route, les conditions météo leur permettaient une telle option, mais ils évoluent dans une autre sphère que la nôtre. À mon niveau j’ai le sentiment d’avoir fait le meilleur choix. Mon seul regret est d’avoir perdu 30 secondes pour refaire un lacet dans le premier tiers de la course. Un incident anecdotique qui ne se serait pas produit avec le système quicklace disponible sur la rapa nui et la huaka.

Hoka continue d’étonner, je suis déjà curieux de découvrir leurs prochaines innovations !

Originally published at jahom.wordpress.com on April 2, 2015.