Contribution #12 — Mark Zuckerberg , le nouvel apôtre du RGPD ?

« Je pense qu’il serait bon pour Internet que davantage de pays adoptent une réglementation telle que le RGPD comme cadre commun. »
Mark Zuckerberg, 30 mars 2019,

Alors que nous nous préparons à célébrer le 1er anniversaire du RGPD, la tribune que vient de publier Mark Zuckerberg surprend. Cette tribune surprend, car en 2017, il appelait à construire autour de Facebook une « communauté globale », Facebook allait : publier les nouveaux standards et fournir aux citoyens du monde des instruments de décisions collectives.

Deux ans plus tard, Mark Zuckerberg admet que Facebook ne peut pas faire « face seul ». Après Cambridge Analytica et plus récemment la tuerie de Christchurch en Nouvelle Zélande, et de manière générale l’accélération de la propagation de contenus violents et haineux sur les réseaux sociaux (plus de 10 % des messages), il en appelle aux gouvernements et aux pouvoirs publics :

“Les décideurs publics me disent souvent que nous avons trop de pouvoir en matière d’expression, et franchement, je suis d’accord. J’en viens à croire que nous ne devrions pas prendre de telles décisions tout seuls.”

Dans sa tribune, il détaille “quatre idées pour réguler Internet”. Elles concernent les contenus violents et haineux, l’intégrité des élections, la protection de la vie privée et la portabilité des données , je vous invite à la lire en intégralité

ainsi que deux articles complémentaires l’un écrit par Gaspard Koenig, intitulé « Quand Zuckerberg redécouvre le contrat social »

et l’autre paru dans Maddyness « Cédric O sur la même longueur d’ondes que Mark Zuckerberg ».

Pour conclure, rien de mieux que les derniers mots de Mark Zuckerberg :

« Les règles régissant Internet ont permis à une génération d’entrepreneurs de créer des services, qui ont changé le monde et créé beaucoup de valeur dans la vie des gens. Il est temps d’actualiser ces règles afin de définir clairement les responsabilités les personnes, des entreprises et des gouvernements. »

Verbatim :

“ Tous les jours, nous devons prendre des décisions pour déterminer quel discours est dangereux, ce qui constitue de la publicité politique ou encore comment prévenir des cyber-attaques complexes.

« Faire évoluer la régulation d’Internet nous permettra de préserver ce qu’Internet a de meilleur »

« Nous travaillons aussi avec les gouvernements, et notamment avec les pouvoirs publics français dans le cadre d’un groupe de travail commun, afin de garantir que nos dispositifs de modération des contenus soient efficaces. »

« Une idée pourrait être de confier à des organismes tiers le soin de définir des standards sur la diffusion des contenus violents et haineux, et d’évaluer les entreprises sur la base de ces standards.

« Seuls les gouvernements peuvent créer des sanctions qui découragent les interférences »

« Nous avons besoin de clarté sur la manière dont les données peuvent être utilisées pour servir l’intérêt général »