Contribution #18 — Etre humain à nouveau

BIG DATA, ENCEINTES CONNECTEES, INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, RESEAUX SOCIAUX, RGPD, REGULATIONS, etc … et si nous prenions un peu de recul et respirions un peu pour “être humain” et “l’être humain”.

A l’heure de VIVA TECHNOLOGY, placée cette année sous le signe de la « TECH for GOOD », cette contribution est un appel au vivre ensemble, à plus d’humanité, de sourire, mais c’est aussi un hommage à l’aventure et aux “Aventuriers”, plus particulièrement à tous ceux que j’ai revus mardi 14 mai et avec lesquels j’ai vécu pendant plus de 25 années des moments plein d’HUMANITE.

Pour réaliser cette contribution et mettre en valeur cette HUMANITE, je me suis rendu dans différents endroits de PARIS, au parc Montsouris, dans le quartier de la Butte aux Cailles et sur le canal de l’Ourcq. Pour illustrer cette contribution, j’ai souhaité accompagner le message d’ œuvres éphémères de l’art urbain, “STREET ART” parisien, qui pour la plupart ont été réalisées en juin 2018 et seront remplacées dans les jours qui viennent par de nouvelles œuvres, lors des prochaines éditions des festivals Ourcq Living Colors et Lezarts de la Bièvre.

Ces œuvres temporaires sont des “instantanés” de notre époque. Par leur diversité, leur qualité et leur créativité, elles sont de bons indicateurs de nos préoccupations du temps présent et de notre humanité.

Canal de l’Ourcq -portraits signés Nuxuno Xän, Alex et Brok

Cette contribution est un appel à plus de recul et de prudence dans l’utilisation de nos écrans et des réseaux sociaux, mais également à plus de modération et de respect dans nos comportements sur internet et les réseaux sociaux, sur lesquels nous passons de plus en plus de temps et où la part de contenus haineux et de fausses nouvelles, les “fake news”, ne cesse de progresser.

Voulons-nous quitter les réseaux sociaux ? Faut-il les quitter ? Pouvons-nous les quitter ?

Mes réponses à ces trois questions sont : NOUS VOULONS Y RESTER ; ILS FONT PARTIS DE NOTRE SOCIETE ; IL EST TRES DIFFICILE DE LES QUITTER TOTALEMENT …

Par contre, nous devons être attentifs face aux fléaux qui rongent les réseaux sociaux : la haine, les fausses nouvelles, la cybersurveillance, la cybercriminalité et …surtout l’addiction.

Nous sommes fascinés par la masse d’informations et de connaissance qui nous est désormais accessible en un clic. Cette fascination guidée par des algorithmes de plus en plus performants crée une inévitable addiction. Comme le dit fort justement mon ami Philippe Coen, président de l’Association Respect Zone, il est urgent de “détoxer les réseaux sociaux”.

Pour autant, et pour répondre plus précisément à la question posée par Jérôme Colombain, journaliste de FranceInfos, “Faut-il quitter les réseaux sociaux ?”

Personnellement, je me pose la question chaque semaine et, vous me croirez ou pas, je me la pose sincèrement à l’écriture de cette contribution.

Les réseaux sociaux et leur pouvoir addictif nous font peur et nous fascine, le plaisir d’un “like” et d’un nombre de vues important sont devenus deux indicateurs importants dans nos relations sociales, l’importance de notre réseau “LinkedIn” et nos différents contenus sont regardés par les recruteurs. Désormais, la mise à disposition de certaines informations importantes pour votre activité professionnelle n’est connue que via les notifications adressées par les réseaux. A titre d’illustration, le suivi du compte twitter de la CNIL me permet d’être informé en temps réel de toute décision importante relative à la protection des données.

Passage Boiton — Paris 13

Pour toutes ces raisons, je reste présent sur les différents réseaux, mais je reste vigilant dans mes contenus, je pratique la modération, je m’efforce d’être respectueux, je suis particulièrement attentif dans la vérification des informations mises en ligne, leur “véracité”.

Pouvons-nous quitter les réseaux sociaux ?

Au delà de l’addiction, qui est la notre, il est difficile de quitter totlalement les réseaux sociaux, car même si vous ne poster aucune information, il y aura toujours une personne qui vous mentionnera, sans que vous n’ayez eu votre mot à dire.

Nous sommes tous concernés, et pourtant … nous ne sommes pas raisonnables

Les réseaux sociaux font désormais partis de notre quotidien, mais nous en sous-estimons souvent le pouvoir et la puissance. Sur les réseaux, nous sommes tous des auteurs à succès potentiels. Les réseaux ont contribué à la mise en place de ce que certains appellent la démocratie immédiate, j’ai un avis, je le partage.

Tim COOK, le patron d’Apple, disait récemment qu’il faudrait apprendre à poser son téléphone portable de temps en temps. “Nous ferions mieux, dit-il, de le poser et de regarder la personne avec qui nous parlons, avec qui nous sommes en train de dîner”.

Le modèle économique des réseaux est basé sur l’audience et les interactions, cela conduit à susciter l’addiction des utilisateurs, les encourager à publier des contenus qui favorise l’engagement à savoir des contenus parfois clivants, haineux, violents ou provocateurs. Donald Trump l’a d’ailleurs bien compris en maniant twitter avec une dextérité peu commune.

Tout ça pour dire qu’il faut être solide pour se confronter aux réseaux sociaux et être bien dans sa tête, avoir confiance en soi, être habité par une “gaité intérieure”, prendre le temps de partager des moments de convivialité et de discussion autour d’un verre ou d’une table avec nos proches, nos relations et surtout nos familles.

Pour la haine et le harcèlement, Il n’existe pas de portait-type de harceleurs et de harcelés et d’ailleurs les uns peuvent devenir les autres.

Posons-nous toujours cette question et si c’était nous les victimes ?Comment réagirions nous ?