Encore des gaz à effet de serre…

Brûlons les listes électorales !

Revenons au sources : Le principe “un homme / une voix” est à la base de toute démocratie élective.

Pour interdire le vote multiple, la technique électorale dispose de deux moyens : l’électeur doit prouver son identité et il doit être inscrit sur des listes électorales.

En France, les listes électorales sont gérées par les 36 000 mairies.

Il faut donc une procédure lourde et contraignante pour s’assurer que Monsieur Machin, nouvellement inscrit sur les listes électorales de Trifouillis, ne l’est plus sur celles de Saint-Remy.

Si tu t’inscris, t’auras droit à une jolie carte !

Et globalement, la tenue des listes électorales n’est pas satisfaisante.

D’après un récent rapport parlementaire sur les modalités d’inscription sur les listes électorales, il y aurait en France 9,5 millions de citoyens non-inscrits ou mal-inscrits… Sur 44,6 millions d’électeurs, ça fait une jolie paille !

Mieux. En 2017 quelques 500 000 électeurs seraient inscrits deux fois sur les listes électorales.

Un homme, zéro ou deux voix ?

Cela va être compliqué d’expliquer que la légitimité démocratique commence à 50% des suffrages exprimés + une voix !

Pourtant, on pourrait imaginer une démocratie élective… sans listes électorales.

Existe en différent coloris…

Si l’important est de respecter le principe “un homme / une voix”, adoptons la technique des pays sous développés : le marquage du votant à l’encre indélébile.

Tremper son index dans une solution colorée après avoir voté garantit que le citoyen ne pourra pas voter une seconde fois (à moins de se le couper !)

La production d’une pièce d’identité pourrait, à la limite, être demandée pour s’assurer que seuls les majeurs votent.

Oui mais l’électeur de Trifouillis pourrait voter à Saint-Remy alors qu’il n’y paie pas d’impôt, c’est un scandale !!!

Et alors ?

Cette idée selon laquelle on ne pourrait voter que si on paie des impôts sur un territoire fleure bon le vote censitaire et l’assignation à un territoire.

Je dors dans une ville, je travaille dans une autre, j’ai mes loisirs et mes amours dans la région, je suis citoyen européen, entité qui détermine bien plus ma vie que la commune de Trifouillis.

Et pourtant c’est la commission électorale de cette commune qui décide si je peux voter ou non.

C’est soooo III° République…

La notion de liste électorale est datée.

Elle remonte à une époque où les citoyens étaient peu mobiles.

Elle remonte aussi à un temps pré-informatique, ce qui explique l’éparpillement communal des bases de données que sont les listes électorales.

La solution pour lutter contre la non ou la mal inscription n’est pas de créer une liste électorale unique, on devrait toujours se méfier des fichier globaux de population…

La solution, c’est de permettre à tous les adultes présents le jour du vote sur un territoire de voter et de se marquer le doigt à l’encre indélébile.

La solution, c’est de brûler les listes électorales.

Vous avez du feu ?

Show your support

Clapping shows how much you appreciated mon vrai nom’s story.