Créateurs, entrepreneurs, et si vous deveniez des social manager ?

Pas un jour ne se passe sans qu’une startup de l’économie collaborative ne perce dans les médias. Pas un jour non plus sans la reprise d’une entreprise en difficulté par ses salariés. Pas un jour encore sans une démarche de co-construction d’un service marketing avec les clients de sa marque. Pas un enfin sans entendre parler du retour au local.

Le monde change, là, maintenant. Nos pays occidentaux ont tout ou presque, il leur manque aujourd’hui une vision commune, le sens de l’ensemble. La société, et donc les entreprises, arrivent à un tournant car le citoyen, et le consommateur y retrouve une place centrale. Par sa voix, il peut faire et défaire sur les réseaux sociaux, et il sait désormais qu’il peut construire avec sa carte bleue.

Son achat, c’est un soutien un vote pour un produit ou un service, mais surtout pour une entreprise. Un vote de soutien, de croyance. Le trait est exagéré, à peine. Car si l’entreprise fait du mal à la planète ou à ses habitants, il y aura toujours une information qui viendra le prouver. Et d’autres choix pour le consommateur verront le jour, pour concurrencer cette offre déséquilibrée. Ce vote vient aussi remplacer celui que l’on donnait à un politique, en qui le citoyen a perdu confiance. Le politique peut mentir, se renier. La marque, plus difficilement, parce qu’elle nous coûte.

Le chef d’entreprise à aujourd’hui un grand cadran, qui va de peu de partage, à la coopération pleine et entière. La question n’est pas de savoir si il doit partager, mais bien de savoir à quel niveau il doit mettre le curseur.

Chômage de masse d’un côté, concentration des richesses de l’autre, nous n’avons plus le choix pour intégrer les talents et les compétences dans nos sociétés. La statupisation de l’économie est partie de l’envie, pour beaucoup, de devenir riche rapidement, soutenu par ceux notamment qui voulaient le rester. Aujourd’hui, ce mouvement est avant tout un rassemblement, une opportunité de construire une économie différente, plus homogène, plus solidaire. L’esprit startup est avant tout l’esprit social, celui du réussir ensemble.

Mais la nature humaine, l’hyper concurrence due par la vitesse de l’innovation et de son information, demandent également des salariés experts, des managers hors pairs, qui savent diriger, comprendre l’avenir et créer des solutions par des marques fortes. L’entrepreneur de demain, voir d’aujourd’hui, est un ensemble du meilleur des formations au management, au marketing et la philosophie réunie.

Ce « social manager » revient à la définition même du mot « social », comme tout ce qui rapporte aux relations entre un individu et une collectivité. Patron, dirigeant, ou salarié, le social manager sera le collaborateur idéal d’un nouvelle entreprise, plus sociale elle aussi. Fédérée autour de valeurs portées par sa Marque, projetée sur une vision, fédérant des collaborateurs. Arrêtons de dire que l’entrepreneur porte la responsabilité de l’emploi, il porte avant tout la réussite d’un modèle qui se doit aujourd’hui d’être vertueux. Et l’emploi viendra avec lui, mais à une condition : comment va t il parler aux nouvelles générations, celles qui ne croient plus aux promesses, qui ne veulent plus signer un CDI, mais plutôt un contrat où les profits sont mieux répartis ? Aucun chef d’entreprise ne peut jurer par un CDI aujourd’hui, car le monde est totalement incertain. Mais on peut s’engager par une promesse , par l’envie de construire ensemble, et donc de partager.

Alors les patrons, devenez des « social manager », et fédérez autour de vous les talents qui sont aujourd’hui attirés par une aventure plus que par une sécurité improbable !

Alors les salariés, repérez et rejoignez ces leaders, et devenez vous aussi des « social manager » pour construire des offres de solutions à vos clients !

Alors les acteurs de l’ESS ( économie sociale et solidaire ) il ne suffit pas d’avoir raison, il faut aussi penser l’entreprise comme une performance, entourée de bienveillance !

Donner pour recevoir, cela est encore plus vrai aujourd’hui. Donnons ensemble une nouvelle définition à l’objet social de l’entreprise.