Comment rêvez-vous 2042 ?
Pascal Kotté
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Merci à Anaïs Martin pour sa réponse ci-dessous: Je prendrai le temps d’y réfléchir ASAP pour y répondre (Nous rejoindre sur Medium Anaïs).

https://www.youtube.com/watch?v=36zGmW7tO-M&lc=z12yyn4i2yqmzdibj04chfcglpz4vvkbmsw0k.1494969955196178

l’article est très intéressant mais peut être un peu idyllique non? Est-il réellement possible d’atteindre ces objectifs car ceux ci reposent beaucoup sur l’entraide et la fraternité (or on ne peut pas dire que cela corresponde à l’intégralité de l’espèce humaine malheureusement).
De plus je n’ai pas bien compris comment il pouvait y avoir des pauvres si il y a le revenu universel. Comment se fait il qu’il y ait des plus riches ? : — Par héritage uniquement ? Si c’est le cas alors ne serait-ce pas un retour de l’aristocratie avec des riches héritiers qui n’auront jamais à travailler de leur vie et d’autres qui devront s’occuper de toutes les tâches “ingrates” qui ne peuvent être prise en charge par les robots comme s’occuper des personnes âgées par ex ( je précise que s’occuper de personne âgées est très important et n’a rien de dévalorisant, au contraire même, mais que ce soit considéré comme un travail dédié aux pauvres me dérange un peu, car d’après moi c’est par passion et dans le but d’aider l’autre et que la relation avec la personne âgée doit être envisagée au lieu d’être présentée comme une possibilité de sortir de la pauvreté, donc par intérêt personnel) — Sinon, comment gagnent-ils plus ? avec des emplois passionnels j’imagine (comme ‘art ou la recherche) mais qui les finance ?

Je ne suis pas un futurologue, et me contente d’imaginer une transition où nous n’aurions pas nécessairement dépossédé les riches, pour “donner” aux pauvres. Souhaitons-nous faire disparaître les “riches” ? Si je gagne au Loto, je deviens riche ! L’accumulation de richesse personnelle peut être découragée par une taxation importante, mais cela ne peut valoir que dans un consensus planétaire ! Alors, je laisse des riches, et espère les encourager à faire des trucs utiles et d’intérêt communs. Evidemment, c’est mieux si à la fois la culture, et les lois, évoluent de concert pour décourager l’accumulation de fortunes “dormantes”… Mais je ne crois pas qu’il soit nécessaire de supprimer les riches, pour abolir la pauvreté.

Tâches ingrates: Dans un équilibre offres-demandes, ne devrions-nous pas évoluer vers des tâches ingrates, apportant un revenu conséquent permettant de s’acheter ‘une folie’, et des tâches moins ingrates et plus valorisantes, les plus mal payées, voir devenir quasi bénévole (grâce au RBI). Alors, je ferai 60% de mon temps, pour des trucs plaisants, mal payés, et 40% des trucs moins plaisant, mieux payés !

Je suis contre la spéculation, mais pas contre les principes capitalistes.

En imaginant que les robots et IA investissent une majorité des corps de métier, y compris dans la gestion des loisirs, cela nous permettrait de vivre frivolement, et de manière nonchalante cela ne risque t il pas d’atténuer notre curiosité si elle n’est pas nécessaire à notre survie (ce n’est qu’une hypothèse que je ne suis même pas sûre d’approuver ^^’) Si la société est intégralement robotisée comment pourrait on pallier au sentiment d’inutilité ? Il me semble que chaque être humain cherche sa raison d’être, son utilité par besoin de reconnaissance et de satisfaction personnelle, or si la vie n’est qu’amusement et distraction peut on y trouver son compte ?

C’est effectivement un risque, mais la vie restera une séquence de drames et d’accidents, qui nous forgent et nous façonnent. Il faut aussi faire la différence entre emploi et travail: La disparition des emplois salariés, des asservissements et contraintes, va-t-elle donc rendre l’humain faible et stupide ? N’avons-nous pas suffisamment de “challenges” à relever, personnels: Aimer, enfanter, éduquer au mieux pour élever à plus grand que soi-même, lutter contre les maladies, faire preuve de résilience sur un accident, rebondir sur un chagrin d’amour… Certains seront passionnées et entreprenants (20%?), d’autres pas (80%), mais ils soutiendront volontiers les passionnés qui les auront convaincu, même à temps partiel. Imaginez-vous libre de réaliser ou rejoindre les projets que vous auriez envie ! Certains seront probablement difficiles à réaliser et à financer, nombreux challenges garantis! Et pour améliorer la situation planétaire? Cela va nous occuper un bon moment. Si nous passons le cap, il restera le challenge des étoiles.

Donner un sens à sa vie: C’est avec un emploi ? Un travail ? Ou une activité ?

Ensuite, même si un robot peut faire la cuisine, pourquoi un humain n’aurait pas le droit de le faire aussi, c’est aussi un travail, ou une activité si ce n’est pas rémunéré. Mais décorer son lieu de vie, entretenir son jardin et sa maison, ou un jardin partagé, choyer et s’occuper d’un enfant, n’est-ce pas aussi du travail, nécessaire et bénéfique pour tous ? La création de valeur devrait être rémunérée, tout travail mérite salaire. Quand à l’illusion que l’argent manquerait ! C’est quoi ? L’argent !

Finalement concernant les lois et donc également les droits et les libertés, dans cette société ou cela ne nous est pas vital de travailler, la rigueur serait elle de mise. Par exemple, si ce sont les robots qui jouent le rôle des gendarmes il faut qu’il soient en bon état et donc révisés régulièrement mais si les Hommes ne sont pas dépendants de leur travail, ces révisions seront elles correctement effectuées ? Si non alors nos droits et libertés ne seront plus protégées (je parle dans un idéal futuriste car évidemment qu’actuellement il existe encore de nombreuses failles malheureusement).

Je recommande de ne pas laisser les robots et les IA, décider à la place des humains; Et même d’en faire une Loi l’interdisant (Du moins, tant que nous n’aurons pas accordé la liberté et l’égalité aux IA, ce qu’il faudra faire, le jour ou elles le réclameront). L’arbitrage, doit rester une imperfection humaine, même si nous allons prendre l’habitude de faire “comme le robot” le propose… Personne, ou très peu de personnes vont rester inactives, certains ne feront que des activités plaisantes et non rémunérées, et d’autres des activités moins plaisantes pour financer un projet, une envie... Le vrai danger est dans une aliénation de nos intelligences, comme actuellement les “jeux gratuits” de type Tamagotchi, destinés souvent à créer et jouer sur les mécanismes de dépendance. Il est alors fondamental de travailler à libérer l’esprit humain, de sa propre animalité, afin d’apprendre à contrôler nos envies et pulsions, mais sans les supprimer. Rien que cela, est déjà un sacré challenge !

En tout cas le domaine soulève pas mal de questions et il y aurait bien d’autres sujets que l’on pourrait approfondir mais on peut dire que ce texte est déjà une amorce de réflexion. Si quelqu’un souhaite répondre ou enrichir la question, cela ne pourrait être que constructif ^^

Merci :)