La future mobilité des zones peu denses

Dans les smart cities du Monde, se développera dans les prochaines années ce que l’on appelle tout récemment la Mobility as a Service, c’est à dire un ensemble de systèmes de déplacements multi et inter connecté, dans une comodalité que j’ai toujours définie plutôt comme une chronomodalité c’est à dire la capacité de faire intervenir une mutimodalité et une intermodalité (co-modalité) mais avec un paramètre temps de trajet ou d’opérations qui me semble déterminant dans nos sociétés tout automobile comme une alternative réelle à l’emploi du véhicule tout autonome ou électrique qu’il soit.

Ceci dans les métropoles bien irriguées fonctionnera assurément tant l’offre de services qui se déploie (VTC, mode doux, sharing, renting, …) est et sera abondante après je l’imagine une bonne phase de concentration des idées start-ups qui fusent.

Dans les zones peu denses et particulièrement dans les zones rurales le challenge est tout autre. “Pas une mobylette pas un troquet “disait Coluche, mais aussi pas de UBER, pas de Journey planners intégrant les réseaux publics de transport et les calculateurs d’itinéraires nombreux, rien parfois. Un système de transport à la demande pour PMR ou valides, rien qui puisse représenter à terme une vrai alternative à l’utilisation de la voiture.

J’ai plus d’espoir vers des initiatives individuelles ou collectives qui permettraient de centraliser les besoins réguliers d’utilisateurs concernés et qui décideraient de mettre ce potentiel d’achat de déplacement au service d’une communauté civile chargée de définir et de sélectionner le volume de service et le prestataire par l’intermédiaire d’une API structurée pour cette fonction opérationnelle de sharing et planning.

Quelques initiatives apparaissent mais toujours pour des raisons logiques d’équilibre économique dans des hinterlands largement irrigués en périphérie de grandes métropoles pour pallier ponctuellement des absences d’offres.

Dans les zones qui nous occupent, il convient d’amorcer la pompe et de lancer un projet qui pourrait être adossé à des collectivités de style CDC ou CA, qui assurerait ainsi le lancement et le soutien du projet national avec une application nationale financée par l’Etat ou les Régions et qui viendrait au final proposer des alternatives de smart mobility dans des zones peu denses connectées à leurs réseaux structurants.

A ce sujet pourquoi ne pas proposer aux taxis locaux préfectoraux de s’y associer compte tenu du tarif dont ils bénéficient préfectoralement une fois que les statuts concurrents des VTC de tous genres seront enfin éclaircis.

Les VTC n’étant pas ou peu présents en milieu rural, par la structure même de leurs exploitations essentiellement basées sur la demande client exprimée sur une plateforme.

Je me tourne sur les taxis pour lesquels je vois là une vraiopportunité de défendre l’exception tarifaire dont ils sont l’objet au regard de leur obligation de transporter même à 2 h du matin à Ussel, alors que UBER et Consorts ne vous répondront jamais à cette heure là.

A bon entendeur.

Pierre Luc BERGE-LEFRANC
Kangaroo Consult


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