Pas si facile

Un article publié à l’origine en 2014

Lorsque l’équipe de France a appris qu’elle disposerait de la Suisse, de l’Équateur et de l’Honduras dans la poule E pour la prochaine Coupe du monde en juin-juillet prochain, la plupart des Français ont poussé un soupir de soulagement. Les « on passera », « c’est une poule fastoche » ont fusé dans tous les sens. Pourtant, il ne faut jamais sous-estimer une équipe ; l’équipe de France l’a appris plusieurs fois à ses dépens.

Rappel des faits:

Le 31 mai 2002, l’équipe de France jouait son premier match contre le Sénégal — qui au passage disputait son premier match en Coupe du monde — avec de grands espoirs plein dans la tête. Résultat, une défaite, et un rendez-vous raté pour le tenant du titre. L’Urugay se profilait au deuxième match et faisait souffrir l’équipe de France. Le Danemark est la dernière équipe de la poule A, et la première à lui infliger deux buts, depuis la RFA en 1986. Un bien maigre bilan pour un tenant du titre. Peut-être, la blessure de Zidane y est pour quelque chose. Mais la France avait quand même le meilleur gardien du monde ( Fabien Barthez) , le meilleur joueur du monde (et oui toujours lui… Zidane ) et enfin last but not least, le meilleur buteur du moment (David Trézéguet)!

Deux ans plus tard, avec Santini à la tête de l’EDF à l’Euro portugais. Là, c’était mieux, mais la Grèce à mis fin aux espoirs français. Et le premier match a failli être un fiasco. C’est maître Zizou qui anéantit les Anglais en deux minutes dans le temps additionnel. D’abord sur un coup franc somptueux, puis sur penalty. Contre la Croatie, le deuxième de la poule, un but contre son camp d’Igor Tudor permet aux Bleus de mener 1–0 avant de se faire rattraper et dépasser grâce a Milan Rapaic et Dado Prso le Monégasque, jusqu’à que Trezeguet égalise à 22 minutes de la fin. La Suisse ne pose aucun problème aux Bleus avec un doublé de Henry qui les qualifie contre la Grèce en quart. Mais les Grecs poussent et Angelo Charisteas inscrit l’unique but de la partie… qui renvoie les bleus à la maison. Entre temps c’est Raymond Domenech qui remplace Jaques Santini à la tête de l’équipe de France pour la Coupe du monde 2006.

RIBÉRY PUIS PLUS RIEN

Dans la liste des 23 joueurs pour la Coupe du monde, Pascal Chimbonda était retenu jusqu’à sa blessure, ce qui profite a Ribéry. Domenech et sa troupe débutent par un match médiocre contre la Suisse, puis un nul déçevant contre la République de Corée. Le sauvetage intervint contre les éperviers du Togo de Mohamed Kader, Emmanuel Abedayor ou encore l’actuel gardien de Reims : Kossi Agassa. Thierry Henry puis Patrick Veira donnent la victoire et la qualification en huitième de finale contre l’Espagne. La France est menée 0–1 par David Villa sur penalty. Soudain, après une passe mal assurée de Puyol, Veira donne un caviar à Ribéry qui pique un sprint entre la défense espagnole, s’en va battre Casillas et ouvre son compteur but en équipe de France. La France élimine succesivement le Brésil et le Portugal avant d’aller en finale contre l’Italie. C’est le raté de Zizou sur un centre de Willy Sagnol qui aurait pu permettre une deuxième étoile sur le maillot.

La génération Benzema — Nasri ne porte pas chance à l’EDF lors de l’Euro 2008, qui ne gagne aucun match et en perd deux. Sans oublier le fiasco de Knysna (Afrique du Sud) en 2010 et du leader du groupe de grévistes, Jérémy Toulalan. Laurent Blanc conduit ensuite les Bleus aux portes dorées de l’Euro 2012. Un nul pas si mal contre les Anglais et une victoire (pour la première fois depuis le Portugal en demi-finale en 2006) contre l’Ukraine, l’un des deux pays organisateurs de l’Euro, avec des buts de Ménez et de Cabaye puis une défaite (encore une) contre la Suède d’Ibra dans le prestigieux Olympiski de Kiev. Le match contre l’Espagne qui tourne à l’avantage des Ibériques finit la belle aventure ukrainienne….

Dans trois mois, les Bleus feront tout pour accrocher une deuxième étoile sur le coq qui orne leur symbole.

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