Au Kenya, des lampes solaires pour encourager les filles à aller à l’école

ONU Développement
Jul 17, 2017 · 4 min read
Les étudiantes de l’école primaire Ramadhan dans le comté d’Isiolo au Kenya ont désormais accès à un meilleur éclairage pour faire leurs devoirs.

Selon les chercheurs, l’énergie solaire répandue sur la surface de la terre pendant 90 minutes serait suffisante pour répondre aux besoins énergétiques de la planète pendant un an.

Pourtant dans le nord du Kenya, de nombreux enfants n’ont pas accès à une source de lumière fiable et saine pour étudier après les heures de classe. Les lampes à pétrole et la lecture à la lumière du feu exposent les enfants à des problèmes de santé, comme les maladies respiratoires ou encore des troubles de la vue.

Et bien que le pays se soit significativement développé en termes d’aménagements sanitaires, les services de nuit ne sont pas toujours fiables dans certaines régions du pays.

Le projet Lampes Solaires a pour ambition de combler ces lacunes.

Plus de 2 000 lampes solaires portables et rechargeables ont été distribuées dans les écoles sans accès à l’électricité.

Dans les comtés de Samburu et Isiolo, plus de 2 000 lampes solaires portables et rechargeables ont été distribuées dans les écoles et infrastructures de santé sans accès à l’électricité. Ces lampes, offertes par la Panasonic Corporation, fournissent une source lumineuse saine et fiable.

« Ces lampes font la différence quant aux performances des enfants. Les devoirs sont désormais faits et rendus à l’heure. » — Abdi Ali, Directeur de l’école Bulampya.

Le projet encourage les élèves, et particulièrement les filles, à aller à l’école tous les jours afin de recharger leur lampe.

Le projet ne fournit pas seulement de la lumière aux enfants. Il les encourage également, et particulièrement les filles, à se rendre à l’école tous les jours afin de pouvoir recharger leur lampe. D’autre part, et pour s’assurer de la durabilité du projet, le PNUD a formé des artisans locaux à l’utilisation et au maniement corrects de ces lampes.

“ Les lampes solaires sont vraiment importantes pour les enfants originaires de communautés pastorales. A Samburu, nous avons quelque chose d’unique : les « écoles mobiles ». Bien que nous ne puissions pas transporter de l'électricité avec nous chaque fois que nous déménageons, les lampes, elles, sont portables.” — Halkano Bonaya, Bureau pour l’Education du comté de Samburu.

Amina, à droite, et sa famille.

Un accès égalitaire à l’éducation pour tous les enfants kenyans est un élément moteur de développement dans les régions les plus pauvres du pays. L’initiative leur permet en effet d’améliorer leurs résultats scolaires et de s’élever au même niveau que le reste du pays.

De plus, les familles elles aussi bénéficient de ce projet.

« C’est à moi que l’on a donné la lampe, mais elle aide l’ensemble de ma famille. Avant, mes 5 frères et sœurs et moi-même nous réunissions autour d’une lampe à pétrole ou d’une bougie pour faire nos devoirs. On n’y voyait quasiment rien. » — Amina Abdi, élève à l’école Bulampya.

Sa mère, Halima, acquiesce : « Avant qu’Amina ne nous ramène la lampe solaire, je devais dépenser 20 shillings par jour en pétrole. Maintenant et sans cette dépense, j’économie près de 1 000 shillings par mois. »

Remplacer les lampes à pétrole par 1 million de lampes solaires Panasonic devrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de près de 30 000 tonnes entre 2014 et 2018. Ce projet contribue également à la réalisation de l’Objectif de développement durable 7 : Énergie propre, fiable et d’un coût abordable pour tous.

Une autre initiative a été mise en œuvre par le PNUD et le Fonds mondial pour l’environnement : l’achat et l’installation de panneaux solaires et d’une éolienne dans un centre de secours pour les orphelines et rescapées de mutilations génitales féminines et mariages précoces. Cela a permis l’amélioration de la qualité de l’éducation auprès de ces communautés marginalisées et d’encourager la poursuite d’études entre le primaire et le secondaire. Le refuge Olosho-oibor, dans le comté de Kajiado, est également devenu un pensionnat pour jeunes filles.

Les jeunes filles du pensionnat Olosho-oibor accueillent les visiteurs en chantant.

“ Maintenant que nous avons de l’électricité, les résultats scolaires se sont améliorés parce que les élèves ont plus de temps pour étudier le matin et le soir. ” — Joel Sikia, professeur à l’école primaire Olosho-oibor.

Le courant à portée de doigts : Les élèves de l’école primaire Olosho-oibor ont désormais accès à une énergie propre dans leur école et leur dortoir. © PNUD Kenya.

Text : PNUD Kenya / Photos : Inger Haugsgjerd, James Ochweri, Joyous Begisen / PNUD Kenya.

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