Mwen byen rive !

Je suis bien arrivé !

Difficile de raconter ces premiers jours en Haiti, tentative.

Ma chérie et ses colocs sont d’extraordinaire hôtes qui m’ont extrêmement bien accueilli. Après 30 heures de voyage et une nuit blanche, leur maison est un havre de paix bien agréable où j’ai commencé par dormir 12 heures.

Hop, recalé du cadrant !

Le lendemain, Benjamin, Sophie et Lucie sont motivés du jardinage, c’est parfait. On fait quelques emplettes à Pétion-Ville, un quartier de Port au Prince et on admire la vue sur Jalousie depuis la terrasse d’un immeuble (les noms de rues et de quartiers sont géniaux). Les façades des maisons sont multicolores, c’est beau. Un grand projet a permis de repeindre la façade des maisons du quartier. Mais le vent souffle qu’ils auraient plutôt voulu l’eau et l’électricité courante avant. C’est mon premier paradoxe haïtien et mes premières photos.

Retour à la maison pour débuter le potager, je suis aux anges d’avoir les mains pleines de terre et de transpirer tropicale. S’ensuit l’apéro, mes premières Prestiges (bière locale) et premier Barbancourt, c’est parfait. Par la suite nous filons droit vers mon second paradoxe, une soirée organisée par les membres d’une ONG.

Piscine, barbeuc, expats. Je suis médusé, un peu perdu, les contrastes sont titanesques, nous sommes en face d’un bidon ville. Je ne veux pas juger à la hâte, cet univers m’est complètement étranger, il y a des gens bien. Mais il m’est impossible de me sentir à ma place. Nous en discutons longuement et passionnément avec Benjamin et Lucie.

Dimanche 8h, réveillé par les chants de la messe (ce n’est pas désagréable quand ils chantent bien). Direction balade en montagne (impossible de vous dire le nom de l’endroit, je débute en géographie locale). Nous sommes un groupe d’une vingtaine de personnes, c’est un haïtien qui organise ces sorties. Les paysages sont splendides. C’est vertigineux, très vert. Des centaines de petites terrasses façonnent le paysage.

Je dis mes premiers mots de créole : “Bonsoir, kouman ou ye ?”. C’est chantant mais mon oreille n’est pas faite, je ne comprends pas grand chose. Je vais me faire un petit carnet, voir prendre quelques cours, j’aurais l’air moins con.

Benjamin me fait un super topo sur Haiti, nous abordons pleins de choses, le séisme, les expatriés haïtiens, la corruption, la drogue, … Des sujets qui m’apportent quelques clés pour mieux comprendre ce pays.

C’est lundi, Lucie est retourné au boulot, je vole de mes propres ailes, la suite peut être bientôt.

One clap, two clap, three clap, forty?

By clapping more or less, you can signal to us which stories really stand out.