Communiqué : un élu de Saint-Denis fait la chasse aux fonctionnaires républicains — Soutien à Véronique Corazza

Dans le journal municipal de la ville de Saint-Denis (tiré et distribué à 50000 exemplaires), la principale du collège Elsa Triolet, Véronique Corazza, est prise à partie par un élu (Front de gauche) de la municipalité, Madjid Messaoudene, sous prétexte d’un tweet dans lequel elle reprenait un article le concernant.
 
 Cet article faisait état des tweets réguliers de cet élu (sous le pseudo @MadjidFalastine) qui forment un ensemble d’attaques très souvent insultantes et violentes contre tout ce qui peut être de près ou de loin laïque et républicain. L’insulte la plus couramment étant « islamophobe ». Il s’en sert notamment contre tous les militants communistes, socialistes ou laïques qui ne partagent pas ses obsessions antirépublicaines. 
 
 Cet élu est « chargé des discriminations ». A ce titre, il a systématiquement favorisé ces dernières années des associations comme le PIR, le CCIF, le BDS ou « Urgence notre police assassine » en leur permettant d’organiser manifestations et réunions dans la ville, notamment dans des salles de la mairie.
 
 Aujourd’hui, il s’en prend à Véronique Corazza qui a eu l’audace de souligner cette étrange manière, pour un élu de la République, de privilégier ainsi des acteurs sociaux qui véhiculent des propos racistes, antisémites ou qui sont proches de l’islamisme, sans jamais que cela ait d’ailleurs quoi que ce soit à voir avec le « devoir de réserve » évoqué à son encontre. Cette mise en cause frontale de la liberté d’expression des fonctionnaires aurait des conséquences incalculables si par malheur elle faisait jurisprudence.
 
 Le Printemps républicain tient donc à apporter son plein et entier soutien à Véronique Corazza face à l’opération politique dont elle fait l’objet.
 
 A ce titre nous appelons à une réaction prompte et claire les élus républicains de Saint-Denis, les organisations syndicales, notamment celles de l’Educations nationale, les associations de défense des droits de l’homme, ainsi que les dirigeants nationaux de la France Insoumise et du Parti communiste.

22 juin 2017