Non, l’art numérique n’est pas tech.

On a voulu créer un prix pour le dire.

Non pas pour légitimer qui ou quoi que ce soit mais pour explorer de nouveaux territoires.

On a voulu créer un prix pour saisir les vibrations du monde qui vient et laisser émerger les images qu’il projette sur nos imaginaires. Pour démontrer, lors d’un temps fort, que l’art et notre monde digitalisé peuvent se tirer vers le haut. On a voulu créer un prix pour dire que l’art numérique ne sera pas une nouvelle catégorie dans un catalogue de vente aux enchères. Elle est une caisse de résonance des mutations profondes induites par le digital : la multitude, l’open source, la pluridisciplinarité, la dimension contributive ou collaborative, l’interactivité, le pair à pair, le remix…

On a voulu créer un prix pour partager notre vision du monde et de l’art. Cet état nouveau de l’art qui nous tient à cœur car il propose un mode de création partagé, décloisonne les disciplines, rebat les cartes de la relation entre les créateurs et les publics en permettant la réappropriation des contenus par le remix, bouscule les modes de production et de diffusion, modifie les rapports au temps et à l’espace et réinterroge le modèle marchand.

On a voulu créer ce prix pour embrasser le présent, le débarrasser de ses complexes vis-à-vis de l’histoire de l’art et de l’Histoire tout court. Pour proclamer que ce que nous vivons est passionnant, challengeant, intense, effrayant et porteur d’espoir.

On a voulu créer le prix PULSAR pour mettre en question l’art dans sa forme contemporaine sans prétention et sans état d’âme. Pour affirmer que les réponses que l’on cherche se dévoilent par l’expérimentation et surgissent dans les marges.

On a voulu créer PULSAR The Open Art Prize car nous sommes des enfants de cette culture numérique. N’en faites pas une histoire d’âge mais plutôt de circonstances. Poursuivre la chimère d’une innovation fulgurante est inquiétant ; l’interroger sans cesse pour tenter d’en trouver le sens, c’est renouer avec l’ambition collective du progrès.

Si les générations précédentes se demandaient jusqu’où, et sont allées jusqu’à la Lune, on a désormais besoin de se demander POURQUOI.