Quelles innovations technologiques pour réduire l’impact du trafic sur le dérèglement climatique ?

Qucit FR
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Sep 2 · 6 min read

Le changement climatique est sans aucun doute la priorité de la génération actuelle. La plupart des réunions entre les dirigeants du monde ou les représentants des entreprises sont consacrées à cette question. L’objectif de cet article n’est pas d’évoquer les dommages bien connus que l’humanité fait subir à la planète avec le cocktail explosif basé sur l’agriculture intensive, l’exploitation des énergies fossiles ou encore la consommation de masse. Cet article se concentrera sur l’utilisation de l’automobile et les solutions possibles pour diminuer son impact sur l’environnement.

L’Allemagne est un bon exemple. En tant que leader de l’UE, le gouvernement allemand a annoncé en 2007 qu’il réduirait ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2020. En utilisant des sources d’énergie alternatives, le pays a déjà réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 27,7 % en 2018 ( https://www.wired.com/story/germany-proves-cars-must-die/ ). Depuis, les chiffres stagnent désespérément. L’Allemagne reconnaît aujourd’hui que l’usage d’énergies alternatives n’est pas un levier suffisant. Pour réduire les émissions nocives de dioxyde de carbone, il est indispensable de faire évoluer l’industrie automobile. En d’autres termes, la solution miracle ne se trouve pas dans l’usage des panneaux solaires ou encore de biogaz pour alimenter nos moyens de transport, nos maisons, nos usines et nos entreprises. Il s’agit de diminuer, voire de réduire au minimum, tout type d’émissions polluantes pour combattre le réchauffement climatique.

En 2010, une étude de la NASA a démontré que l’automobile était officiellement le premier contributeur net en terme de pollution atmosphérique. “Les voitures, les bus et les camions rejettent des polluants et des gaz à effet de serre qui favorisent le réchauffement, tout en émettant peu d’aérosols qui le neutralisent “, peut-on lire dans l’étude. “En revanche, les secteurs de l’industrie et de l’énergie émettent globalement les mêmes gaz — avec une plus grande contribution au réchauffement — mais ils émettent aussi des sulfates et des aérosols qui ont un effet de refroidissement en réfléchissant la lumière et en modifiant les nuages.”

Le carburant essence ou diesel ne représente qu’une partie du problème. Un autre aspect, peut-être plus difficile à changer, concerne la culture. L’usage d’une voiture est un phénomène en constante augmentation, au niveau mondial, nos économies exigent davantage de véhicules lourds sur les routes pour livrer les marchandises et produits que nous consommons. Dans certains pays, la possession d’une voiture est un signe de réussite sociale, dans d’autres, c’est plutôt une nécessité. Quoi qu’il en soit, nous sommes globalement peu enclins à laisser notre voiture à la maison pour utiliser d’autres modes de transports. Malgré tout, l’offre alternative dite de mobilité intelligente est en plein essor aujourd’hui : transports publics adaptés, vélos à louer traditionnels ou électriques, covoiturage, etc. Certains constructeurs automobiles introduisent de nouveaux types de voitures comme les voitures électriques, plus respectueuses en termes d’émission, mais qui ne sont pas pour autant sans effet sur le climat (cf. production et recyclage des batteries). Cependant, l’épineuse question reste ouverte : comment inciter les gens à abandonner leur voiture ?

Les avancées technologiques

Une partie de la solution pourrait résider dans la technologie. Un nombre croissant de procédés technologiques sont utilisés pour combattre le réchauffement climatique :

  • Le Big data : pour faire prendre conscience des impacts du dérèglement climatique.
  • L’IoT ou Internet des Objets : pour mesurer la consommation énergétique et mettre en oeuvre des plans d’actions moins énergivores.
  • L’Open data et les technologies open source : pour accélérer la recherche et l’innovation appliquées à l’environnement .
  • La cartographie : pour appréhender la planète dans son ensemble et la diversité des impacts en fonction des régions.
  • La Géo-ingéniérie ou “planet hacking” : terme anglo-saxon que l’on peut traduire par l’usage détourné de certaines ressources naturelles pour résoudre le dérèglement climatique. On peut par exemple évoquer les technologies suivantes : capturer des émissions issues des centrales électriques pour en faire du combustible, exploiter le rayonnement solaire, diffuser des cendres volcaniques pour refroidir l’atmosphère, disposer des miroirs dans l’espace pour dévier les rayons du soleil, etc.

Ces quelques exemples montrent que la majorité des procédés technologique visant à améliorer la gestion des espaces urbains s’appuient sur la donnée.

En tant qu’acteur de la Smart-City, Qucit développe 4 gammes de produits prédictifs basés sur le Machine Learning (Apprentissage automatique) et la gestion des données. Qucit Road permet d’anticiper les situations de congestion au sein des réseaux autoroutiers et urbains. Les algorithmes d’apprentissage automatique prennent en compte les conditions de conduite en temps réel et les données historiques pour élaborer des prévisions précises de trafic pour les 15, 30 et 60 prochaines minutes. Cela permet d’améliorer la gestion des réseaux, de diminuer le nombre d’accidents de la route ainsi que les émissions de CO2.

Concernant les autres technologies, voici quelques exemples d’initiatives green mises en œuvre en Europe.

Les vélos à hydrogène

Lors du sommet du G7–2019 en France, les organisateurs ont mis à disposition des journalistes un moyen de transport alternatif innovant : des vélos à hydrogène. Quelques minutes suffisent pour alimenter ces deux-roues en l’hydrogène, et les voilà prêt à parcourir 150 kilomètres. Intégrer une pile à combustible dans le cadre d’un vélo est un véritable défi technologique : ce sont donc les premiers vélos à assistance électrique avec une pile à combustible disponibles sur le marché ( https://www.engie.com/wp-content/uploads/2019/08/g7-dossier-de-presse-ang-bdef.pdf ). Ils représentent une alternative sérieuse à la voiture et se positionnent en concurrence direct avec les très populaires vélos électriques .

https://www.youtube.com/watch?v=he9_UIyrWuk

Le Schaeffler Mover

Le Schaeffler Mover est une innovation technologique notable dans le domaine des transports publics. Actuellement en phase de test, il s’agit d’une plate-forme flexible et zéro émission qui peut constituer la structure de base d’une large gamme de véhicules autonomes. Cette plateforme unique intègre notamment les modules d’entraînement des roues et de châssis ainsi que des capteurs de pointe. Ensuite, elle peut être associée à différents types de carrosseries pour concevoir des robot-taxi ou encore des véhicules de livraison autonomes. On peut donc imaginer un nouveau venu dans le paysage des transports publics : un taxi compact autonome, format mini à usage individuel ou collectif dans sa version cargo, qui serait capable d’entendre et de voir comme des humains grâce aux informations des capteurs converties en signaux.

Les bus sans conducteurs

Si le Shaeffler Mover mentionné ci-dessus n’est qu’une technologie à l’essai, la Route 12, un bus électrique sans conducteur, est une infrastructure de transport public pleinement intégrée au réseau de transport public suisse. Certes, il est encore compliqué d’utiliser ce type de véhicule dans une grande ville surpeuplée avec un réseau de transport sophistiqué, mais il y a une leçon à tirer de cette initiative. Le canton de Schauffhausen utilise non seulement cette technologie de pointe, mais il pense plus grand et souhaite redessiner l’infrastructure urbaine : l’objectif est de transformer une zone rurale endormie en centre technologique abordable facilement accessible depuis la capitale, Zurich. En combinant transport public et réaménagement urbain, cette mesure offre la possibilité de vivre en banlieue ou à la campagne, de travailler dans les grandes villes environnantes, tout en réduisant de manière significative les émissions de CO2 des voitures.

Pour finir, il est fort probable que la technologie sera une priorité des années à venir. Certains acteurs conçoivent des véhicules autonomes et électrifiés, pour conduire, stationner, livrer ou encore compléter l’offre de transports publics. D’autres se concentrent sur l’urbanisme, le réaménagement et la gestion. Mais tous sont unis par un même objectif : minimiser le changement climatique et effectuer un virage écologique pour un monde plus efficace, agréable et durable !

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