Et si les vins bus au resto se faisaient une place chez vous ?

L’entreprise que j’ai co-fondée, Wine On Demand, est née d’une idée simple, ou plutôt d’un besoin personnel. Ma femme et moi-même apprécions les bonnes choses (la bonne chair, les bons légumes, les fromages qui puent et évidemment le bon vin). Et comme beaucoup de nos contemporains, nous n’avons plus vraiment le temps de nous déplacer directement à la source, là où ces bonnes choses sont produites. Nous les goûtons donc dès que nous le pouvons lors de nos voyages dans des régions viticoles (Toscane, Sud de l’Espagne, Argentine, Napa Valley, Portugal, Provence, Bourgogne, Touraine, Drôme, etc…). Mais surtout, nous les goûtons au RESTAURANT ! Les restaurateurs exigeants prêtent une attention toute particulière aux vins qui sont sur la carte pour permettre aux clients de DÉCOUVRIR.

Seul problème, comment faire en sorte de retrouver ensuite ces vins délicieux à la maison pour pouvoir prolonger le plaisir ? J’ai donc eu l’idée de Wine On Demand (WOD) et en cherchant un peu, je me suis rendu compte qu’un coéquipier de mon équipe de rugby (le fameux 36XV Rugby Club) était déjà en train de créer la solution qui allait permettre aux amateurs de vins (et à tous les autres consommateurs) de commander le vin qu’il aiment sans aucun effort. C’est donc tout naturellement (et profitant d’une réorganisation au sein de mon employeur de l’époque Faiveley Transport) que j’ai rejoint Paul-Adrien (a.k.a. Kadri) dans l’aventure pour construire le triptyque :

Dégustez, Photographiez, Commandez !

Vous aimez un vin ? Nous le trouvons et le livrons chez vous !

Certes, en répondant à ce besoin, nous ne sommes pas en train de créer une nouvelle Biotech qui sauvera l’humanité mais nous contribuons très clairement à ce que les français (et demain peut-être les allemands, les italiens, les anglais ou les espagnols) boivent mieux. Ou en tous cas, ce qu’ils aiment, selon leur goût.

Mais revenons en aux restaurants ! Assez rapidement nous avons fait le constat très simple que les meilleurs prescripteurs, ce sont les restaurateurs, les serveurs ! Ils savent goûter, ils savent accorder, ils savent servir à la bonne température, et ils savent conseiller. Bref, ce sont eux qui sont le plus proche de la dégustation, le plus proche de l’émotion. Parce qu’on ne va pas se mentir, il y a clairement à la genèse de Wine On Demand l’idée d’achat émotion, d’achat pulsion, l’envie de revivre un moment qui a été cristallisé dans notre mémoire par le vin qu’on a bu. Chez Wine On Demand, ce souvenir prend la forme d’une élégante bouteille de vin.

« Un plaisir délicieux m’avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. II m’avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu’opère l’amour, en me remplissant d’une essence précieuse : ou plutôt cette essence n’était pas en moi, elle était moi. J’avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D’où avait pu me venir cette puissante joie ? » Extrait du côté de chez Swann de Marcel Proust

Nous nous sommes mis en tête d’essayer de convaincre les restaurateurs de travailler avec nous pour donner une seconde vie au vin après leur passage dans le restaurant. Ainsi, ensemble nous pourrions permettre aux clients de prolonger le plaisir jusque chez eux. Et là, problème : le prix ! Un bon nombre de restaurants applique parfois des marges (g)astronomiques sur le vin. Au restaurant, en tant que clients, nous en avons tous pleinement conscience et cela ne nous pose pas de problème majeur. Pourquoi ? Car il y a un service de qualité et également car on y découvre des vins uniques, sélectionnés avec talent et connaissance ! Seulement, quelques restaurants ne l’entendent pas de cette oreille. La simple idée d’obtenir le prix de la bouteille via l’appli, juxtaposé à celui inscrit sur la carte, en effrayait certains. On a donc un peu baissé les bras avant même d’essayer de faire quoi que ce soit…Loser !

Décembre 2016 : Rencontre avec Bruno

2 ans après, au détour d’un déjeuner à La Régalade avec un as de la communication, nous décidons de présenter un partenariat gagnant-gagnant au chef de la Régalade, Bruno Doucet.

“ Né à Tours dans une famille de chasseurs, Bruno Doucet a longtemps hésité entre devenir astronome ou cuisinier. Ses résultats insuffisants en mathématiques l’année du bac l’ont finalement poussé à se diriger vers la cuisine. Inspiré par sa grand-mère qui cuisinait de grands repas de chasse, Bruno Doucet réalise l’apprentissage du métier dans les brigades de grands cuisiniers comme Charles Barrier à Tours, Jean-Pierre Vigato ou encore Jean-François Piège. En 2004, Bruno Doucet rachète le restaurant « la Régalade », qui appartient alors à Yves Camdeborde. Dans ce restaurant « bistronomique » se déguste une cuisine traditionnelle française chic à des prix très accessibles. Les terrines maison en entrée, le risotto à l’encre de seiche et gambas rôties au piment d’’Espelette en plat principal et le riz au lait et au caramel laitier pour terminer le repas, s’associent parfaitement pour un menu idéal préparé par le chef Bruno Doucet.”

Le personnage est haut en couleur, a un sacré débit de parole (ça nous fait un premier point en commun), et est super motivé pour faire de la place à Wine On Demand dans ses restaurants ! Pourquoi ? Car il est de ceux qui se remettent en question, animé par l’envie d’apporter plus de confort à ses clients. Et pour ça, ses clients lui accordent une grande confiance. Bref, pour résumer, il est chaud comme un gigot d’agneau (et moi aussi) ! Il nous présente donc à sa responsable communication pour les 3 restos de La Régalade : Caroline.

Février 2017 : Rencontre avec Caroline

Rendez-vous donc avec Caroline, qui elle aussi (en plus de ses activités de conseil en com’), a monté un restaurant avec son mari Bruno (encore un Bruno…) : “(V)ivre”.

Parfait ! Ce restaurant, comme son nom l’indique, fait la part belle au travail incroyable des vignerons. La carte est pléthorique et les grands noms de petits domaines se bousculent. C’est (son) Bruno qui source tout.

Pour en revenir à Caroline, elle trouve l’idée sympa et est partante pour nous aider à réfléchir à la façon de parler de Wine On Demand au sein des restaurants La Régalade et de (V)ivre. Force est de constater que Caroline sait de quoi elle parle, son restaurant est superbe, la déco est très cosy et on s’y sent bien. En termes de com’, elle s’y connait aussi puisqu’elle a travaillé un petit bout de temps chez Groupon pour développer l’offre “Etoilés Michelin”. Ah oui, j’oubliais de vous dire, Caroline s’appelle Savoy. Et son père, c’est Guy. Les restaurants, on peut dire qu’elle est née dedans ! On aboutit sur un écusson autocollant pour la devanture et des petites cartes posées sur les tables.

Les restaurants partenaires offrent 10% de remise sur la première commande passée sur Wine On Demand par un de leur client.

Résultat, nous avons réussi à intégrer déjà 3 restaurants à Paris (et pas n’importe lesquels) et nous avons le sentiment d’avoir ainsi mis un pied dans la porte.

En voyant l’écusson autocollant Wine On Demand sur la devanture de la Régalade, je me suis même mis à avoir la folie des grandeurs (en même temps c’est un peu dans ma nature d’être ambitieux) : 
Et si Wine On Demand devenait un LABEL ?

Il attesterait à la fois :

  • De la qualité et diversité des vins servis dans ce restaurant.
  • De la marge raisonnable que fait le restaurateur sur le vin. (En effet, je doute que les restaurateurs qui appliquent des marges prohibitives soient très friands de ce label.)

En conclusion, l’idée est désormais de continuer notre oeuvre et de permettre aux consommateurs de vin de déguster de bons vins au restaurant qu’ils pourront ensuite facilement commander via notre appli.

Surtout, surtout, un immense merci à Margot, Gilles, Bruno, Caroline et Bruno de nous avoir mis le pied à l’étrier. Maintenant, au boulot parce que créer un label reconnu par le grand public, ça ne se fait pas du jour au lendemain.

Le Fooding n’a qu’à bien se tenir. On arrive !

A la vôtre !

Quentin