J’admets que j’utilise des grands termes mais c’est aussi une conséquence du côté théorique de ma réflexion.
Pour répondre à vos questions, je dirais que la notion de “recul” est très proche du doute. Pour être bien mené, il faut forcément se sortir du système duquel on doit douter. Or ici, les médias parlant des médias en serton nécessairement incapables (ou alors marginalement). Rien que cette semaine, la classification de Doctissimo a changé dnas le Décodex depuis que le Monde et Doctissimo ont créé un partenariat (info à vérifier).
Les conflits d’intérêts sont à attendre. Il faut donc des tierces personnes. D’une manière générale, c’est le public qui est à l’origine de la sélection des médias. Mais le format de consommation ayant radicalement changé et s’étant fortement diversifié, on se retrouve face à des publics qui ne consomment que ce qui les confortent. Je pense que la crise passe surtout par là.
En terme de solution, j’avoue ressentir un désarmement. La seule chose que je puisse voir et proposer serait d’accepter que l’éducation se concentre sur les méthodes de réflexion (logique, scientifique, historique, etc) plutôt que sur du savoir factuel inutile si on ne sait pas l’articuler avec le reste.
