Adieu Take Eat Easy, vive l’uberisation du travail
Valentin Décarpentrie
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Bravo pour votre article qui est très bien écrit. Je ne cherche pas à défendre les dirigeants de Take Eat Easy mais il y a deux petites choses qui me chagrinent dans votre post.

  1. Le management s’est fichu de nous.Il doit s’excuser! 
    Autant le management de TEE n’est visiblement pas très empathique à l’égard des cyclistes et des restaurants (il est même parfois cynique comme vous l’expliquez), autant je crois que la position des managers est plus dure que vous ne le pensez. Je ne crois pas qu’ils dorment tranquilles en se disant que des milliers de personnes ont perdu de l’argent ou ont perdu leur emploi. En tant qu’entrepreneur, c’est une croix que vous portez en permanence. Je suis chef d’entreprise également et je peux vous dire que c’est la première chose à laquelle on pense. Alors ok, ils auraient pu mieux communiquer mais je ne crois pas qu’il faille les transformer en managers à la japonaise obligés de sangloter publiquement.
  2. Pourquoi n’ont il pas prévenu des difficultés ? C’est un dilemme très difficile. Que devaient-ils faire après l’arrêt des négos avec le partenaire (la poste en l'occurrence)? Dire au monde entier : hello on n’a plus de deal donc on va bientôt couler ? Continuer à développer le business en cherchant une nouvelle solution ? Dans un contexte concurrentiel comme celui dans lequel ils évoluent, avouer la moindre faiblesse ce n’est pas se tirer une balle dans le pied mais plutôt une balle dans la tête.

Alors oui, la fin n’est pas glorieuse et beaucoup de gens y ont laissé des plumes mais je trouve injuste de considérer que les managers s’en sont “mieux” sortis que les autres stakeholders.

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