Une rencontre des plus… gênante

Sagar Sheoran

Il était à présent temps de rencontrer la famille de Sagar qui m’avait généreusement invité à passer la nuit chez elle pendant quelques jours. Je redoutais l’instant non pas parce que j’étais intimidé par de nouvelles rencontres, mais parce que je ne savais pas comment je devais les saluer et me présenter. J’ignorais si je devais comme il était la tradition dans les familles hindoues, me prosterner et toucher les pieds des ainés. Je n’avais vu ça que dans les films auparavant!

Mes craintes s’avérèrent fondées. Après le formel namaste que j’adressai à uncle et aunty, mon silence ne fut sûrement pas rattrapé par le leur et nous restions là à se fixer les uns les autres, pendant ce qui sembla être une éternité.

Saluer dadiji, (grand-mère) s’avéra encore plus laborieux. Gêné, je ne m’inclinai qu’à moitié, rendant ses bénédictions difficiles à exécuter. La pauvre femme n’avait sûrement jamais rencontré plus irrespectueux que moi! Son âge avancé cependant la gardait dans un mutisme, qui ne fit qu’accroitre mon inconfort. Mon arrivée au domicile des Sheorans aurait très justement été qualifiée de gauche ou awkward, comme Sagar la décrivit.

Ceci étant dit, l’accueil fut des plus chaleureux. Le chemin le plus rapide au cœur d’un homme était bien par son estomac et cela tous les Indiens l’avaient compris. Après le premier rwavza qui m’avait été servis, la nourriture arriva en flot continu pendant mon séjour. La procession culinaire ne s’acheva qu’une fois le seuil de la porte franchis deux jours plus tard en route pour de nouvelles contrées.

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