MIGRANTS : OÙ IL FAUT METTRE DES MOTS SUR SA COLÈRE

SOCIÉTÉ — VIVRE ENSEMBLE- Michel Bourgeois -Présidentielle 2017

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Les événements qui se sont déroulés à Calais ce week-end, marqués par l’arrestation, le placement en garde à vue et le renvoi d’un grand serviteur de la France, général de son état,

devant un tribunal correctionnel, la détresse des habitants de Calais (s’ajoutant à celle de ceux qu’on appelle les “migrants”, qui, quoi que différente n’en est pas plus enviable -), ces nouvelles images de dizaines de milliers de réfugiés syriens massés à la frontière turque, cherchant à entrer en Europe, et l’opportunité enfin donnée à des gens mal intentionnés de se mêler à cette foule avec le dessein de porter des attaques sanglantes contre ceux qui représentent à leurs yeux leur “anti-culture”, tous ces événements doivent amener les femmes et hommes en charge de l’intérêt des peuples européens à se mobiliser.

Qui s’attache à ce qui s’écrit sur les réseaux sociaux, ne peut qu’être interpellé par la violence des propos qu’on peut y trouver, manifestation d’une frustration confuse entretenue par des médias, cyclopes focalisés sur les péripéties judiciaires du moment de tel ou tel homme politique, prêts à participer à la curée, prompts à agresser des invités faire-valoir, nombrilisme en bannière et micro au clair — cette prothèse oratoire chère au cœur de ceux dont les messages ont si peu de portée, pour avoir si peu de consistance -.

Las des constats.

Chacun est en mesure de ressentir ce glissement progressif de la démocratie vers la médiocratie, une médiocratie percée à jour, de moins en moins solide sur ses fondements, prête à s’accrocher par tous les moyens au pouvoir, au point de se doter peu à peu d’un arsenal législatif sur mesure, dont certains de nos compatriotes ont la faiblesse de penser qu’il n’aurait vocation qu’à être utilisé contre les « autres » ; les choses doivent être claires : font partie de ces « autres » tous ceux qui n’appartiennent pas au clan.

Quatre facteurs

sont à l’origine de cette situation de peur constatée chez nos compatriotes et chez ceux qui, non Français, ont fait le choix de vivre dans notre Pays et en respectent les règles et que j’appelle communément “le peuple de France”.

Le premier facteur

est lié à un mouvement constaté depuis de trop longues années d’une destruction « historique » par nos représentants eux-mêmes des racines « mosaïques » de la France, amenant aujourd’hui les théologiens de la laïcité à nier qu’elle est un pays de tradition judéo-chrétienne, en omettant de la même manière de rappeler qu’elle a eu accès à une partie de sa connaissance (mathématiques, médecine, philosophie grecque) grâce à un Islam des Lumières autant en perdition aujourd’hui, que le sont les valeurs que nous ont léguées nos Lumières à nous : l’outrage fait à la connaissance, le refus de l’excellence au profit de l’à-peu-près, des fautes de français et d’une égalité ramenée pour un basketteur à un panier planté à vingt centimètres du sol pour « donner sa chance à tous », encore, les émissions télévisées d’abrutissement des masses et l’information uniforme dont on les gave à longueur de journée, en étant une pâle illustration.

Cette situation est telle qu’il est légitime de se poser la question de savoir ce que signifie être Français en 2016 et plus largement encore, Européen. C’est ce que j’ai ressenti au lendemain des attentats de janvier 2015 : c’est cette interrogation que j’ai vue sur les visages de ces millions de femmes et d’hommes défilant dans nos rues, plus que la volonté de défendre une « liberté d’expression » aux contours incertains, en totale faillite moins d’un an après, actes terroristes et état d’urgence étant passés par là.

Les “migrants” étant perçus comme une armée en marche, qui serait composée d’individus sûrs de leurs racines et déterminés à coloniser l’Europe, l’on peut comprendre la peur que cela peut générer en Occident, en particulier chez des personnes en difficulté sociale, mais aussi chez les autres, comme l’on peut comprendre le risque qui est pris à ne rien y faire.

Cette responsabilité est une responsabilité politique, ceux qui nous gouvernent — et je ne vise pas seulement les équipes en place — étant les premiers promoteurs de cette destruction de toute référence à nos valeurs : oui, l’Europe était de race blanche. Interrogez à cet égard nos frères Sénégalais, lesquels vous répondront que “la France avait fait fort” en leur faisant réciter par cœur que leurs ancêtres étaient des Gaulois. La pensée crée.

Le second facteur

est un facteur social et il nous faut revenir à quelques principes, lesquels ne sont plus même évoqués. Notre société, ce qui est aussi le cas des autres, a toujours reposé sur un échange entre elle et les individus qui la composaient : les familles donnaient leurs fils à la Patrie lorsqu’il était nécessaire de la défendre, en échange de quoi l’État assurait la protection de la veuve et de l’orphelin. Lorsque la décision a été prise, à des fins électoralistes là encore, de supprimer le Service national, un nouveau déséquilibre s’est créé, lequel n’a cessé de s’accroître, un droit n’étant plus adossé à des devoirs, provoquant irrémédiablement le déséquilibre de l’ensemble.

Que l’on en ait conscience ou non, l’exigence du sacrifice de l’individu pour son pays, fait partie de l’inconscient collectif des peuples et permet de justifier ce sentiment que dans son propre pays l’on devrait avoir plus de droits — car plus de devoirs — que les autres. Dans cette logique de sacrifice dû à la Nation, avoir deux nationalités pose la question du conflit d’intérêt de celui qui appartient à deux communautés, voire plus, susceptibles d’être un jour confrontées l’une à l’autre. Conflit d’intérêt. Dilemme. Suspicion. Peur. Réactions. Ce sont bien ces « ingrédients » qui alimentent aujourd’hui les débats liés à la déchéance de nationalité. Aveuglement apparent des dirigeants européens reposant sur une méconnaissance du « terrain », incapables de prendre la mesure de la colère grandissante de ceux-là mêmes qu’ils doivent protéger et du groupe dont ils doivent assurer la cohésion. Discours inaudible. Confusion.

Le troisième facteur

est un facteur géopolitique. Prendre fait et cause dans un conflit international dans lequel une communauté religieuse veut confisquer le pouvoir à la communauté adverse, en répétant en boucle que ce conflit serait un conflit entre un peuple et ses dirigeants, constitue une faute lourde : derrière la lutte entre l’opposition syrienne et le pouvoir en place se trouvait celle entre l’Iran et l’Arabie Saoudite, elle-même abritant celle entre la Russie et les Etats-Unis. La boucherie de 1914–1918 faut-il s’en souvenir, fut la conséquence d’un « jeu d’alliances » identique. La solution au conflit syrien devait être politique, et dès l’origine. Combien de vies auraient-elles été épargnées si l’on n’avait pas affirmé qu’on ne négociait pas avec quelqu’un en sursis pour quelques semaines ? Quelques années après « le canard étant toujours vivant », les flux migratoires s’intensifiaient.

Le quatrième facteur

est le sentiment — presque — justifié qu’ont nos compatriotes de se trouver devant un mur infranchissable, construit pierre après pierre depuis quarante ans par des femmes et des hommes tirant de leurs activités politiques l’essentiel de leurs revenus, avec cette conséquence que les deux Constitutions majeures dont la France s’est dotée lors de sa Révolution et lors de la Libération (1946) étant des constitutions faites par des hommes libres, pour des hommes libres, elles ne font plus partie de leur champ de réflexion, le préposé ou le dirigeant d’un parti n’ayant dans son esprit de comptes à rendre, qu’à sa famille politique.

Les organisations humanitaires savent plus que quiconque que lorsqu’elles doivent gérer un camp de réfugiés contenant un certain nombre de membres et que les ressources dont elles disposent ne permettent pas de nourrir davantage de personnes, elles doivent accepter de refuser de recevoir de nouveaux hôtes, au risque d’entraîner la destruction du groupe dans son ensemble.

Que doit faire l’Union européenne, et la France en particulier ?

Sur le court terme, tout mettre en œuvre au plan diplomatique (la diplomatie ne consiste pas à aller boire un verre avec ses amis étrangers, fussent-ils chefs d’État) pour qu’une solution politique soit trouvée en Syrie, mais en laissant le soin au peuple syrien d’élire le chef de son État, ceci n’empêchant pas l’engagement de poursuites devant la Cour pénale internationale à l’encontre du sieur Bachar al Assad si les conditions juridiques s’y prêtent.

Il conviendra de mettre en place dans le pays concerné des zones démilitarisées, sous l’égide et sous la protection de l’Organisation des Nations Unies et/ou des forces militaires internationales en présence, pour permettre aux réfugiés fuyant les zones de combats de s’y abriter, et aux organisations humanitaires de s’y employer.

Les frontières européennes devront être fermées jusqu’à nouvel ordre. Les mêmes difficultés se poseront demain — elles se posent déjà — avec la Libye et avec d’autres pays aux prises avec des conflits armés. Aider celui qui se trouve en difficulté, peut prendre une forme autre que son hébergement chez soi.

devront être fermées jusqu’à nouvel ordre. Les mêmes difficultés se poseront demain — elles se posent déjà — avec la Libye et avec d’autres pays aux prises avec des conflits armés. Aider celui qui se trouve en difficulté, peut prendre une forme autre que son hébergement chez soi.

Sur les moyen et long termes, sans doute faudra-t-il revoir le principe du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » dont la communauté internationale ne devra plus accepter qu’il recouvre celui du « tyran à disposer des siens », ce qui vaudra également pour le droit d’ingérence.


Le sentiment « presque » justifié, ai-je écrit, de nos compatriotes de se trouver face à un mur…

Un mouvement se met actuellement en place au sein de la Société civile, dont l’objet est l’organisation de primaires en son sein pour faire émerger un candidat à l’élection présidentielle de 2017. Conscients du danger que cela représentait pour les familles auxquelles ils appartiennent, les députés ont adopté il y a quelques semaines une proposition de loi dite de « modernisation de l’élection présidentielle », dont la seule finalité est d’exclure les citoyens français de toute participation à cette élection, proposition dont le texte sera évoqué devant le Sénat le 17 février prochain.

Il est salutaire de pouvoir mettre des mots sur sa colère, pour pouvoir les transformer en actes républicains.

Les Français doivent savoir qu’une autre voie s’ouvre et que des outils sont à leur disposition pour appuyer cette démarche (inscriptions en ligne, pétitions etc…). Il leur suffit de s’informer.

« Il n’y a pas de fatalité ». Telle pourrait être avec vous la devise de la VIème République.

PS L’eau a coulé sous les ponts depuis lors : le Général PIQUEMAL a été relaxé par le tribunal correctionnel, mais radié des cadres de l’Armée ; quant aux migrants, ils ont été déplacés, après de longs mois de valse hésitation, élections se profilant, mais pour combien de temps, leur objectif étant toujours de rejoindre le Royaume-Uni…? Cercle vicieux plus que boucle bouclée.

Michel Bourgeois
23 Mars 2016 et 31 octobre 2016


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Du 15 au 30 Décembre 2016

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DEMAIN, C’est Maintenant !

Chers Compatriotes, Chers Amis,

Nous abordons maintenant la dernière “ligne droite” de la première primaire de la Société civile pour l’élection présidentielle de 2017 LAPRIMAIRE.ORG, soutenue par 111.274 citoyens, ce qui fait que cette initiative sans précédent n’a plus rien « d’exotique », comparée aux 350.000 militants suivant les partis politiques vivant des deniers publics (peu ou prou 70.000.000 € par an).

Comme j’ai eu l’occasion de le rappeler chaque fois que nécessaire, les cinq derniers candidats en lice ont une responsabilité particulière face à l’urgence sociale à laquelle un grand nombre d’entre nous est confronté, en ce sens qu’ils devront assurer ce que j’appellerais « le service après-vote »

Celui des candidats que vous serez amenés

à choisir jusqu’au 30 décembre prochain, sera celui que vous considérerez, indépendamment de la qualité de son programme et de celle de son entourage, comme le mieux à même d’affronter des politiciens professionnels en bout de course et leurs états-majors : l’une ou l’un d’eux, ne l’oublions pas, aura vocation à représenter cette Société civile qui nous tient tant à cœur.

Avant cet affrontement salutaire, ce candidat devra se voir conférer le droit par 500 élus de s’exprimer devant la Nation, ce qui fait de l’élection présidentielle française une élection particulière, la rencontre d’une femme ou d’un homme avec le peuple dont il est issu, d’une femme ou d’un homme dotés d’une vision, d’une détermination et d’une volonté à toute épreuve, d’une femme ou d’un homme non dogmatiques capables de rassembler au-delà des identités partisanes.

L’exemple n’étant pas un moyen de convaincre, mais le seul,

je peux m’enorgueillir de n’avoir bénéficié d’aucun soutien financier de quelque parti « installé » que ce soit, de ne pas adopter une quelconque posture inspirée par mon intérêt personnel, d’avoir rempli toutes mes obligations professionnelles — rigoureuses au regard de mon métier — sans manquer une seule manifestation que ce soit organisée par LaPrimaire.org(Rennes, Nantes, Lille, Paris (2), Toulouse, Bordeaux, Aix-en-Provence, Strasbourg, Lyon).

Je serai tout aussi présent demain pour mettre en œuvre sans désemparer les réformes dont la France a un besoin vital et je vous remercie de tout cœur de me permettre de le faire.

Donnons davantage à nos enfants que de l’espoir : un avenir.

Chaque vote comptera :

les participants auront cette fois sous les yeux le portrait des cinq candidats finalistes, qu’ils devront TOUS NOTER pour que leur bulletin soit validé.
N’hésitez pas à diffuser ce message auprès de vos proches : un en parlant à 10 etc…
Merci de votre soutien.

Votre bien Dévoué.
Michel BOURGEOIS

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