Fonctionnaires: les 3 méprises de la gauche

En 2017, les fonctionnaires s’apprêtent à voter à droite. Plutôt : pour la première fois dans la fonction publique, la droite est créditée de plus d’intentions de vote que la gauche. Et « cette droitisation s’inscrit dans la longue durée », note le Cevipof, à l’origine de l’enquête. Moins étonnant qu’il n’y paraît, ce mini-séisme électoral traduit un triple aveuglement de la majorité.

Erreur de diagnostic : non, il n’a pas suffi de dresser des louanges d’un Etat soi-disant stratège éclairé, investisseur désintéressé, employeur invétéré ou percepteur attentionné, pour conserver les bonnes grâces des agents. La puissance publique louée par les jacobins patentés est un pur fantasme. Dans les hôpitaux, les universités ou les commissariats, les personnels sont confrontés à une paupérisation croissante. Résultat, les Français croient toujours à l’Etat, mais ils doutent de l’efficacité de l’Etat providence.

Erreur de politique : non, il ne suffit pas d’embaucher plus, de bloquer les réformes structurelles et d’organiser des revalorisations peau de chagrin pour préserver ce bastion longtemps acquis à la gauche. Les fonctionnaires ne sont pas dupes de cet électoralisme de pacotille : la fuite en avant budgétaire condamne à terme ce « modèle » suradministré.

Erreur de stratégie : non, il ne suffira pas de crier à la casse de l’administration pour discréditer le candidat de la droite. Bien qu’il promette la suppression d’un demi-million de postes (y compris de contractuels), François Fillon progresse dans cet électorat, également conquis par le FN pour les catégories les plus modestes. Son gaullisme est vu comme la garantie du retour d’un Etat fort.

Trois fourvoiements et une leçon pour les candidats de la primaire de la gauche : ni le déni, ni les vieilles lunes doctrinales ne les préserveront de l’échec annoncé.

Erreur de politique : non, il ne suffit pas d’embaucher plus, de bloquer les réformes structurelles et d’organiser des revalorisations peau de chagrin pour préserver ce bastion longtemps acquis à la gauche. Les fonctionnaires ne sont pas dupes de cet électoralisme de pacotille : la fuite en avant budgétaire condamne à terme ce « modèle » suradministré.

Erreur de stratégie : non, il ne suffira pas de crier à la casse de l’administration pour discréditer le candidat de la droite. Bien qu’il promette la suppression d’un demi-million de postes (y compris de contractuels), François Fillon progresse dans cet électorat, également conquis par le FN pour les catégories les plus modestes. Son gaullisme est vu comme la garantie du retour d’un Etat fort.

Trois fourvoiements et une leçon pour les candidats de la primaire de la gauche : ni le déni, ni les vieilles lunes doctrinales ne les préserveront de l’échec annoncé.

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