Compilation de papiers écrits pour le Festival International de Géographie de Saint-Dié-des-Vosges, du 5 au 7 octobre 2018. Ici publiés dans l’ordre chronologique.

- Les scolaires investissent le Festival -

Pendant toute la journée de vendredi, ce sont plus de 750 écoliers qui sont accueillis au FIG Junior, sous le grand chapiteau blanc du parc Jean-Mansuy. Quatre ateliers différents sont proposés aux élèves dans un décor à l’ambiance nordique, entre proues de drakkars et boucliers vikings. Épaulés par leurs enseignants et des bénévoles, ils peuvent s’adonner à la résolution de puzzles, aux origamis ou à d’autres activités manuelles. Une manière conviviale et ludique de découvrir le Festival International de Géographie de Saint-Dié-des-Vosges.

- Tombola gastronomique -

Difficile de ne pas poser les yeux sur l’imposant panier garni qui trône dans le hall d’entrée du Salon de la Gastronomie. Bonne nouvelle : vous pourrez (peut-être) repartir avec ! A l’intérieur, on trouve un assortiment alléchant de spécialités nordiques : pâté d’ours, gelée de cassis, soupe de rennes ou divers desserts. Certains de ces produits sont aussi disponibles sur le stand de Nordic Temptations mais attention, ce n’est pas le cas de tous !
 Une bonne raison pour vous munir d’un stylo, remplir le bon, et le glisser dans la petite boîte dorée…

- Quand les collégiens s’adressent aux étudiants -

Ils sont dix collégiens à avoir participés, avec l’aide de la journaliste Marion Touboul, à un atelier de documentaire sonore qui interroge la différence. Assis dans l’amphithéâtre de l’IUT de Saint-Dié-des-Vosges, un public composé d’étudiants et de curieux écoute religieusement le résultat de ce travail. Une vingtaine de minutes pendant lesquelles s’enchaînent témoignages d’élèves et de professeurs du collège Vautrin-Lud, chacun décrivant sans réserve la particularité de sa situation. Loin d’être un simple exercice de style, «Dans la peau d’un autre», développe une vraie réflexion sur la façon dont nous percevons l’altérité dans notre société.

- Une allée qui a du goût -

Après une matinée de déambulations au Festival International de Géographie de Saint-Dié-des-Vosges, la faim commence à se faire sentir. Que vous soyez adeptes du sucré ou du salé, l’allée du goût apparaît comme le prochain arrêt obligatoire. En s’y promenant seulement quelques minutes, on passe de l’odeur douce du pain d’épices à celle plus aigre de l’aligot. Les fumets se mélangent dans un ballet qui donne l’eau à la bouche. Une chose est sûre, vous trouverez votre bonheur à l’ombre des arbres, dans l’une de ces cabanes en bois qui bordent le chemin.

- La France dans le changement climatique -

Dix minutes avant le début de la conférence, il est déjà compliqué de trouver un siège libre dans les travées de l’Espace Georges-Sadoul. Martine Tabeaud, professeure et organisatrice, s’étonne elle-même du public venu en nombre assister à cette table ronde. Soutenue par le fond MAIF, elle s’intéresse à «la France en 2050 dans le changement climatique». Dès son introduction, la climatologue dédramatise ce changement qui aura un impact mais «localement». Même son de cloche chez Jean-François Soudain, ingénieur, pour qui “ce n’est pas sur la peur que l’on va construire quelque chose”. Des invités issus de disciplines différentes, mais dont les propos se rejoignent par leur mesure.

- Un petit-déjeuner romanesque -

Croissants, pains au chocolat, jus de pomme ou d’orange, il y a tout ce qu’il faut à l’Espace des Arts plastiques pour démarrer une nouvelle journée au Festival International de Géographie. Entourés d’œuvres créées lors d’ateliers «enfants», ils sont une petite trentaine à occuper cette salle au sol recouvert de taches de peinture. Des amateurs de romans, venus profiter de cette opportunité pour rencontrer Laurence Tardieu, mais aussi des curieux, simplement contents de profiter d’un petit déjeuner qui sort de l’ordinaire.

- Une projection à guichet fermé -

Réalisé par Marion Touboul, journaliste qui voit son métier «comme un prétexte pour rencontrer des gens», le film nous présente la vie d’un village Groenlandais de 1600 habitants. Il s’ouvre sur des paysages féeriques, mais rapidement le ton change et la réalité se révèle plus sombre, loin de l’image que nous nous faisons des pays nordiques. Nous découvrons les tabous d’une société confrontée à de nombreux problèmes : alcoolisme, chômage ou suicide. Abandonnés par leurs parents, les jeunes se tournent vers le théâtre pour exprimer leur mal-être. Pour (re)découvrir le film, rendez-vous sur France 24 à la fin de l’année.

- Les enfants aussi ont leur bar -

Une petite soif après avoir participé aux activités sous le chapiteau du FIG Junior ? Gigi et Martine vous accueillent avec un grand choix de sirops différents, de quoi ravir tous les palais ! Et pour 50 centimes le verre, il serait dommage de s’en priver…

- Débats passionnés sur une France éclatée -

C’est l‘une des conférences qu’il ne fallait pas manquer ce samedi, car élaborée et animée par Philippe Subra, directeur scientifique du FIG 2018. Pour ce géographe, il ne fallait pas éviter les questions polémiques. Ici, le débat se concentre sur la question de «La France éclatée ou diverse ?». Une problématique qui en cache bien d’autres comme «l’organisation départementale», la «fracture territoriale» ou «la divergence d’évolutions entre les métropoles et les autres territoires». Des aspects différents qui permettent des débats dynamiques et passionnés.

- Bientôt la fin des villages ? -

Au lycée Jules-Ferry s’organise une table ronde dont la problématique est de savoir qui, demain, gouvernera nos villes et nos villages. Matthieu Rivat, auteur chez Actes Sud de «Ces maires qui changent tout» déroule bon nombre d’initiatives locales innovantes qu’il a pu observer en France. Des exemples à l’image de Jean Vogel, maire de Saales depuis 24 ans, qui propose des solutions pour qu’il y ait «encore des villages demain». Pour lui, il faut retrouver une échelle de territoire pertinente : «Le défi de demain, c’est la démocratie locale». Une déclaration qui suscite de vifs soutiens et applaudissements dans la salle.

- Laure Adler, une vie qui parle des autres -

«J’ai l’impression de vous connaître alors que vous parlez des autres». C’est avec ces mots que Sarah Polacci introduit la rencontre avec la présidente de l’édition 2018 du Festival International de Géographie de Saint-Dié-des-Vosges. 
 Laure Adler est une femme aux multiples facettes : animatrice, productrice, écrivaine ou encore journaliste. Un métier qu’elle a découvert «par pur hasard», et dont elle évoque les souvenirs avec émotion. Comme ces trois mois passés dans un hôpital psychiatrique «pour vivre aux côtés des patients et du personnel», dont elle tirera un documentaire glaçant.

- Arts plastiques et géographie -

Sur une petite table en bois ensoleillée située près du chapiteau convivial, de petites mains s’affairent. S’échangent ciseaux, tubes de colles, feutres, cartes géographiques et photographies. Ouvert à tous les publics, cet atelier découpage/collage est mené par Louis Marrou (chercheur) et les étudiants en géographie de l’Université de la Rochelle. Une bonne occasion d’échanger avec eux tout en laissant libre cours à sa créativité.

- Découvertes littéraires pour les enfants -

Au fond à gauche du chapiteau du Salon du Livre se situe un petit espace prévu pour les plus jeunes. Au fil de la journée, ils ont l’occasion de participer à des mini-conférences et de rencontrer des auteurs. Des temps de découverte sur des sujets aussi divers que «La BD à la recherche de la beauté du monde» (à 14h ce dimanche), ou «Depuis le big bang : quelle aventure !» (à 15h et à partir de 5 ans). Les places sont limitées !

- Silence en musique -

Pierre et Thomas Rémusat sont deux photographes d’une vingtaine d’années. À La Nef de Saint-Dié-des-Vosges, ils présentent leur premier court-métrage «Silence», réalisé lors d’une expédition en Norvège à «la recherche de la solitude et du silence». Aux frissons provoqués par les sublimes paysages enneigés s’ajoutent ceux que l’on ressent face à cette expérience singulière. Car la vraie force de la projection se situe dans son accompagnement en musique avec trompettiste, claviériste et chanteuse. Les deux jeunes réalisateurs prévoient déjà de nouveaux voyages extrêmes. Objectif : ramener des images «d’espèces inconnus du grand public ou en voie de disparition».

- Dictée de la Géo : presqu’un sans faute -

Dans le grand salon de l’Hôtel de Ville, une petite cinquantaine de personnes était rassemblée pour assister à la remise des prix de la dictée de géographie. Celle en langue française des moins de 20 ans a couronné Amaryllis Thomas, de Saulcy-sur-Meurthe, avec 18 fautes. De 20 à 60 ans, c’est Agnés Thiébaut, de Saulcy-sur-Meurthe également, qui a remporté le prix avec 11 fautes. Chez les plus de 60 ans c’est Catherine Cavat de Corbère (Pyrénées-Orientales), avec 12 fautes. 
 De 20 à 60 ans pour la dictée en anglais, c’est Apolline Thomas de Saulcy-sur-Meurthe encore qui a remporté le premier prix avec 15 fautes. Chez les plus de 60 ans, c’est Alexandra Georgeon-Colin de Saint-Dié-des-Vosges avec 18 fautes.