Juste la fin du monde -j24

C’est le titre d’un film qui a reçu 3 Césars hier soir. Je suis tombé par hasard sur le titre de ce film, dont je n’avais jamais entendu parlé, sur une chaîne d’information. Et vu que je cherchais de l’inspiration pour un billet, j’ai de nouveau eu un tilt, comme l’autre jour.
Pourquoi je vous parle de la fin du monde ? Pour plusieurs raisons.
Premièrement, c’est donc une phrase à laquelle j’ai pensé il y a quelques jours. Je me suis demandé ce que je serais en train de faire ce jour précis. Je me suis dit que je devais prendre le temps d’y réfléchir. Ma réflexion m’amène aujourd’hui tout d’abord à un constat. Il y a 3 possibilités :
- Je meurs et le reste l’humanité continu de vivre
- Je meurs en même temps que l’ensemble de l’humanité
- Je me retrouve à être un peu comme le héros de Je suis une légende, le dernier humain à vivre
Il est intéressant de noter que ce type de sujet est assez peu discuté. On y fait référence essentiellement dans la culture, que cela soit au travers des films ou des livres de science fiction. Comme si la distance qui nous sépare de l’oeuvre apportait un sentiment de sécurité. C’est de la fiction, c’est du fake se dit-on inconsciemment. On se rassure en assistant en toute sécurité à la fin du monde dans ces films. On côtoie cette idée tout en refusant d’en parler sérieusement en société. Cela semblerait déplacé dans un conversation. Et pourtant…
Si on met de côté le fait qu’il s’agit d’un sujet à moitié tabou dans nos sociétés, c’est un vrai problème. Heureusement, il se trouve que l’homme adore trouver des solutions lorsqu’un problème est à résoudre.
C’est en particulier ce que font actuellement des personnes intelligentes dotées d’une vision et de moyens. Je vais vous parler de 4 milliardaires.
Bill Gates a aidé à sauver plus de 100 millions d’enfant dans le monde avec sa fondation. Il a dernièrement alerté sur un risque de pandémie mondiale.
https://twitter.com/BillGates/status/831971357533544449
Elon Musk de son côté veut apporter le tout électrique et œuvre à la colonisation d’une autre planète pour assurer la survie de l’espèce.

Larry Page, le fondateur de Google, investi beaucoup d’argent pour vaincre la mort en luttant contre le vieillissement et la maladie.
Le dernier milliardaire n’est autre que Zuckerberg, le fondateur de Facebook, qui souhaite éradiquer toutes les maladies d’ici la fin du siècle avec sa fondation.
On a pris et on prend encore ces gens pour de doux rêveurs. Leurs idées et produits sont passées par les 3 phases décrites par Idriss Aberkanne : ridicule, dangereux, évident.
Mais ils ont sus démontré leur capacité à transformer leurs visions en réalités. Désormais libéré des contraintes matérielles, ils peuvent mettre leurs efforts dans des activités philanthropiques. Et ils ont de quoi faire vu les menaces potentielles.
Les menaces pour l’humanité sont nombreuses :
- Changement climatique
- Perte de maîtrise sur les Intelligences Artificielles
- Guerre nucléaire
- Utilisation de la technologie par des fanatiques
- Et toutes celles que l’on n’envisage pas…
On est bien loin des discours politiques des campagnes présidentielles. Nos politiques manquent cruellement de vision sur le long terme. Ils ne nous font pas rêver et donc n’engendre pas l’engagement des populations. Ces bureaucrates sont englués dans un système qui montre clairement un essoufflement. A force de vouloir plaire au plus grand nombre, en particulier les mécontents, on finit par ne plaire à personne. Et surtout on n’avance pas pour adresser les vrais défis de notre temps, celui du XXIe siècle.
Or face à la gravité du sujet, on parle de fin du monde pour rappel, il est urgent d’agir car le temps nous est compté. Nous n’avons pas l’éternité mais quelques dizaines, centaines, milliers voir millions d’années au mieux. Le temps passe vite et il convient de prendre toutes les précautions et actions possibles pour assurer notre pérennité, individuellement et collectivement.
Ne vous y trompez pas, notre fin arrivera
Une fois qu’on accepte cette vérité, on prend le temps de penser à ce que l’on souhaite vraiment faire, dire et vivre avant que ce moment n’arrive. Et là, il y a déjà matière à réflexion sur un plan personnel. Je pense vraiment que cette question de fin du monde, et donc de notre responsabilité collective à faire y faire face, dépend en grande partie de notre capacité individuelle à faire se travail d’analyse personnelle.
C’est vraiment la fin du monde alors ?
Oui.
On devrait s’étendre et se mettre un sac en papier sur la tête, ça aidera un peu ?
Non pas du tout.
H2G2 : Le Guide Du Voyageur Galactique
