Les raisons de mon engagement et d’un travail collectif

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La politique doit permettre de donner sens aux mouvements du monde et non les cacher ou, pire, les refuser. Une démocratie au XXIe siècle ne peut se satisfaire de traités négociés en secret ou de visions politiques à moitié énoncées à cause de calculs politiques.

Donner du sens passe par un positionnement politique et philosophique sur le rôle que l’Europe, l’Etat et les régions devront avoir dans un monde où les enjeux sont considérables : le climat, les guerres, les migrations, l’énergie, les innovations économiques et technologiques.

Les femmes et hommes politiques de demain devront se prononcer à coeur ouvert et avec discernement sur cette articulation, faute de quoi, la démagogie l’emportera, et, avec elle, l’incapacité grandissante de vivre dans le monde réel. Les femmes et hommes politiques de demain n’auront pas à émettre de diktat ou de mesures de coercition, ils devront orienter nos regards vers ce que l’avenir nous réserve et nous permettre d’en offrir un sens collectif.

Pour ma part, je confère encore à l’Europe (plus que jamais à vrai dire), la capacité de créer un précédent unique dans l’histoire de l’humanité: celui de fonder un standard de vie respectueux de l’Homme et de la Planète et courageux face à nos enjeux qui fasse force de loi. Que l’Europe soit la seule région du monde qui parvienne à proposer un modèle de société dans laquelle, non seulement l’économie est régulée, l’éducation gratuite et la santé un droit, mais également, dans laquelle les citoyens se sentent totalement responsables de leur environnement social, professionnel, politique, naturel, est souhaitable et possible ! L’Europe doit être un rêve d’avenir partagé ! Si l’Europe et la France veulent se réduire à être une copie pâle et floue de leur passé, elles n’ont aucun avenir.

L’articulation que je perçois entre l’Europe, l’Etat et la localité est la suivante: les espaces d’innovation, d’expérimentation, de transition et de nouveaux modes de production et de consommation seront locaux, car c’est là que pourront se créer des échanges à la hauteur des enjeux climatiques auxquels nous devons faire face. La société civile a une grande part de responsabilité dans l’émergence de ces innovations et l’Etat a le devoir d’accorder sa confiance en la société civile. Il devra nous permettre d’ancrer ces innovations dans une continuité culturelle, civilisationnelle en nous garantissant une stabilité juridique, démocratique et institutionnelle qui favorisera l’émergence de ces innovations. 
L’Europe, quand à elle, sera la garantie que tout ceci ne restera pas petit, minime et, finalement lettre morte. Si nous ne proposons pas un grand modèle de société, qui soit un précédent dans l’histoire de l’humanité, soyons assurés que nos initiatives resteront isolées et, finalement, profondément inutiles.

L’Europe et les européens, quelle que soit la région dans laquelle ils se trouvent, quel que soit l’Etat dont ils ont la nationalité, ont une responsabilité dans la trajectoire que prendront les grands mouvements de notre siècle. Ils doivent être conscients que leur devoir est de porter haut un modèle sans précédent, de prouver que des formes politiques inédites sont possibles et peuvent changer le cours des choses, car, comme le dit Jean Monnet dans ses Mémoires “la meilleure contribution que l’on puisse apporter à la civilisation est d’épanouir les hommes au sein de communautés librement édifiées”.

Méthode de travail

Etant établi que, depuis Pic de la Mirandole, personne ne peut embrasser tous les savoirs en une vie, j’ai préféré commencer la rédaction de mon projet avec des acteurs de la société civile, citoyens bénévoles comme moi, qui ont voulu m’apporter un éclairage intéressant sur leur pratique. J’ai travaillé chacune de mes propositions présentes (et à venir) en mettant en commun un premier texte d’orientation générale auquel nous apportons des commentaires, des détails, des explications, afin d’être le plus précis possible. Cette première étape nous a permi de dégager de grandes orientations liées, non pas simplement à la théorie, mais également à la pratique, que nous confronteront à l’avis de certains experts dans un second temps.

Je remercie donc chaleureusement celles et ceux qui me soutiennent et plus particulièrement celles et ceux m’ont aidé à l’édification de cette première phase programmatique (et tous ceux qui m’aideront par la suite), et, entre autres:

Renaud Vignes, 60 ans, Docteur es sciences-économiques et consultant auprès d’entreprises innovantes. Maître conférence associé IUT Aix en Provence.

Cécile Mösch-Vignes, Militante associative. Membre fondateur de CitizenLab et de Nouvelle Démocratie Locale. Ancienne responsable régionale et ancienne administratrice d’une Fédération de parents d’élèves et membre conseiller au Ceser Paca.

Blanche de Weerdt, 73 ans, à la retraite. SSIAP 3. Responsable administrative et pédagogique d’un centre de formation. Formatrice en sécurité et sécurité incendie. Auteur et administratrice de www.societe-solidaire.fr et de ses cahiers

Paul-Emilien Terré, 29 ans, polyculteur-éleveur dans l’Orne. Master d’Histoire. BEP et Bac techno hotelier. Conseiller municipal pour la commune de Macé (61500).

Gael Patton, 27 ans, docteur en physique et entrepreneur. Ma société, Icohup, développe des outils citoyens de mesure de pollution.

Gautier Lavigne, 27 ans, Ingénieur géologue/environnement. Géologue d’exploration minière — Australie/Laos.

Adrien Tardif, 25 ans, Ingénieur et consultant Informatique. Administrateur d’une association d’anciens étudiants. Pratiquant de Yoga et avant tout humaniste.

Laura Dauthuille, 23 ans (la cadette apparemment!)
Étudiante en double cursus M2 droit des affaires (spécialité fusions acquisitions) et école de commerce (gestion et conseil d’entreprise).
Hôtesse d’accueil en travail étudiant et ancienne animatrice et directrice adjointe de centre de loisirs.

Frédéric Amany, Habitant de l’Ile de la Réunion. Technicien specialisé en cultures maraîcheres au profit des agriculteurs, accompagnement développement, formations dans les domaines techniques, règlementaires et investissements. Président du club d’échecs de Trois Bassins : “Jeu d’Echecs dans Trois Bassins”. Auteur et administrateur du site www.politikfrance.fr.

Matthias Heyberger, 30 ans, avocat fiscaliste à Paris (fiscalité des entreprises principalement).