Je t’aime. Moi non plus, pas assez.

13.08.17

Trois mots, espoir sans fin.

Si simple mais si compliqué.

Trop de personnes le disent sans le penser, bien trop de personnes le pensent sans le dire. On vit dans un monde rempli de couples qui ne s’aiment pas. Qui ne s’aiment plus ou qui se contente de tenir sans trop savoir pourquoi.

A l’inverse, trop de personnes s’aiment sans se l’avouer.

D’autres se contentent d’abandonner à la première difficulté.

Par peur.

Par fierté.

Ou peut-être par précaution.

Et on perd et on se perds.

A dire trop, on en dit pas assez. Arrive ce moment où les mots s’usent et où le silence prend place pour en dire d’avantage.

Pourquoi aimer et être aimé en retour est devenu si compliqué.

Pourquoi devrais-je faire semblant que tout va bien, que tout ira pour le mieux quand mon cœur est sur le point d’exploser à tout moment. Que ton abandon m’a fait l’effet d’un poignard enfoncé au plus profond de mon cœur.

Ce même petit cœur qui a déjà bien souffert. Qui a souvent bien trop donner et si peu reçu.

Et non, on ne donne pas pour recevoir mais recevoir naturellement et réciproquement n’est-il pas le propre de l’amour ? Si ce n’est pas le cas, je me questionne sur l’égalité des sentiments amoureux.

Aujourd’hui ma vérité, mes expériences m’amènent à penser tout autrement. Les je t’aime sont prononcés pour un oui et pour un non.

« Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis », serait-ce bien vrai alors ?

Je ne peux pas dire qu’on ne m’avait prévenu. Je savais qu’en te laissant entrer dans ma vie tu pouvais avoir l’effet d’une bombe à retardement. Le problème c’est qu’on ne sait jamais quand ça va exploser. Mais la finalité reste la même, ça finit par exploser.

Pourquoi l’amour soulève autant de questions sans réponses. Pourquoi dit-on que l’amour laisse un vide quand tout ce que je ressens est un trop pleins d’émotions et des larmes à n’en plus finir. Désormais, le débordement n’a plus besoin d’agitation pour couler.

On vit avec un cœur trop plein dans un monde trop vide. Et sans avoir usé de rien, on est abusé de tout » Chateaubriand.