Un emploi fictif pour « changer d’image »

Pourquoi Yves Laisné a versé près de 442 000 francs de salaire à Jean-Christophe Cambadélis ? Pour quelques conseils oraux : « Je donnais à Yves Laisné des conseils d’image pour qu’il se défende sur un certain nombre de sujets. Il fallait qu’il modifie ses angles de vision, ses tics de langage qui venaient de sa propre histoire ».

Les juges n’ont visiblement pas été convaincus car Jean-Christophe Cambadélis a été condamné pour « recel d’abus de biens sociaux », son emploi de « chargé de mission », occupé à l’Association des foyers et résidences hôtelières privées (gestion de foyers pour travailleurs immigrés) de 1993 à 1995 a été qualifié « de pure complaisance ».

Mais alors pourquoi vouloir changer d’image ?

Peut-être parce que gérer des foyers de travailleurs immigrés en ayant milité à l’UNI (Union nationale interuniversitaire, syndicat marqué à l’extrême droite), puis au bureau du Front National, peut faire désordre.

Une autre hypothèse serait que face aux difficultés croissantes de son organisation, Yves laisné ait souhaité s’entourer et étoffer son réseau de personnalités influentes, à plus forte raison en dehors de sa famille politique.
Jean-Christophe Cambadélis justifiera cette collaboration en indiquant : « Il était ma contrepartie culturelle en négatif, c’était utile pour moi ».
La boucle est bouclée, tous deux justifiant ainsi ces « rencontres de travail informelles et discrètes, lors de déjeuners ou de dîners ».

Désormais, le Docteur en droit Yves Laisné, expert de son état en 
dissolution-confusion (technique de concentration d’entreprises pour effectuer une transmission universelle de patrimoine), se répand en tribunes sur des sites entrepreneuriaux à la recherche de nouveaux clients en quête d’optimisation fiscale.

One clap, two clap, three clap, forty?

By clapping more or less, you can signal to us which stories really stand out.