On peut tout fabriquer grâce à l’impression 3D…ou presque !

Un écosystème en ébullition

Grâce à l’impression 3D il est aujourd’hui possible de fabriquer des objets complexes en une seule fois et couche par couche : une pizza, un radiateur d’avion, une clé à molette, …Car il existe des imprimantes 3D pour l’alimentation, la construction de maisons, la fabrication de tissus humains, ou des objets de remplacement, par exemple dans la station spatiale internationale.

Elle permet également de créer des prototypes et des objets personnalisés au lieu de passer par un moule (coûteux, long et difficile d’accès) comme pour des bijoux ou des prothèses par exemple.

En bref on peut tout fabriquer avec l’impression 3D.

Ce mode de fabrication rend aussi accessible certains objets grâce aux économies réalisées par le passage du moule à la fabrication additive. Par exemple, les associations Enable ou MyHumanKit mettent en lien des « makers»* avec des enfants qui ont besoin de prothèses et qui ne peuvent pas les financer pour leur en fabriquer à bas coût et c’est gratuit, rapide, sur-mesure et personnalisé pour les familles.

Produire là où nous consommons

Nous sommes au début d’un siècle qui se réinvente : nouvelles façons de manger, de travailler et de fabriquer. En permettant de produire localement, au plus proche du consommateur, l’impression 3D a un impact écologique majeur. Ce procédé permet aussi de produire exactement ce qu’il nous faut. Quand on a besoin d’un anneau de rideau de douche pourquoi en acheter par 10 ? Quand on a besoin d’une touche de clavier défectueuse, pourquoi l’acheter ? Quand on a besoin d’un objet unique, pourquoi aller le faire faire à l’autre bout du monde ? Avec entre 80 et 120 tonnes de déchets générés par seconde dans le monde, l’exigence est de changer nos pratiques. En rendant la fabrication d’objet accessible à tous, la fabrication 3D est aussi au service d’une nouvelle façon de consommer.

L’impression 3D permet de fabriquer soi-même (DIY) les produits/objets que nous voulons. En effet cette technologie rapproche l’idée du faire et permet de développer sa créativité. Si je veux ajouter une pièce à mon sac alors je peux le faire et être le seul à l’avoir. Si je veux changer les lanières chaque jour en fonction de ma tenue, je peux aussi le faire ! L’intellectuel et le manuel se rapprochent de façon considérable avec l’impression 3D car une idée peut être directement appliquée.

“Mais qu’est ce qu’on peut faire avec?”

Aujourd’hui, si on veut faire imprimer ses idées, on va dans un FabLab. Un Fablab c’est l’atelier de bricolage partagé à l’ère du numérique. Des machines (imprimantes 3D entre autres) à disposition pour apprendre, faire ou faire-faire. Car aujourd’hui leur utilisation n’est plus un délire de geek. Il a été vendu près de 500 000 imprimantes 3D dans le monde. Selon Wholers, le chiffre d’affaires du secteur devrait atteindre 35,4 milliards de dollars en 2020. En France, on ne compte pas moins de 16 fabricants d’imprimantes 3D différents pour des usages différents, dont certains vendent en moyenne 100 imprimantes 3D par semaine.

Car oui les usages sont variés notamment grâce aux différents matériaux qu’on peut utiliser : du plastique à la résine, et pour de plus en plus, bios: fabriqués à base d’huitre, d’algues ou de maïs…

En tant que professionnel

Dans n’importe quel métier et secteur d’activité, cette technologie est utile. Par exemple, une certaine marque de chaussures propose de vous imprimer le talon de votre choix. Une autre n’a (presque) plus de stock de pièces détachées et les fait à la demande. Et évidemment, en tant que designers et architectes on voit tout de suite l’utilité pour maquetter au plus près de la réalité.

En tant que particulier

Pour faire ce qu’on veut quand on veut où on veut ; Une nouvelle paire de boucle d’oreille ? Une anse pour un mug cassé? Un jouet pour son enfant ? Une figurine de jeu de rôle ?

Chez soi ou dans un fablab, passez directement de l’idée à l’objet. Encore faut-il savoir comment ça marche ?

La logique de l’impression 3D peut paraître difficile à appréhender et aujourd’hui quelle est, par exemple, la probabilité pour qu’un adolescent ait déjà vu une imprimante 3D fonctionner, en vrai ?

Depuis quelques années sont mis en place des ateliers, modules, écoles pour promouvoir le code à l’école. Ces derniers permettent de démocratiser la programmation auprès des tout-petits comme des seniors et des décrocheurs. Nous devons nous saisir de cette expérience pour faire la même chose pour l’impression 3D et investir tous les champs de la société. Il faut ajouter une pierre à l’édifice, avec la sensibilisation et la formation à l’impression 3D. Avoir les bases pour passer de l’idée à l’objet, comprendre quels matériaux je peux utiliser, quelles sont les évolutions pour l’individu et la société.

Si chacun d’entre nous veut prendre part à la nouvelle marche du monde et ne pas subir cette mutation nous devons saisir la chance de l’impression 3D et tous s’y initier. Soyons de la « 3e révolution industrielle » *

*Maker : bricoleur numérique *Jeremy Rifkin, la 3e Révolution Industrielle