J’ai recyclé des “NON” pour financer ma start-up

Date de mise aux enchères : http://aptedia.com

Twitter : https://twitter.com/rabbit_statue

Facebook : https://www.facebook.com/rabbitauction/

Mes intentions sociétales : http://bit.ly/2goWM7Z

“Paper Rabbit” statue de 2,10m de haut et 70kg en papier mâché faite à 18 mains et surfacée de 500 accusés de réception de fortunes 500 sera très bientôt vendu au prix de départ de 3M€ pour financer 5 projets web desquels Sébastien Landrieu sort seul de recherche et développement. La valeur de Paper Rabbit ne réside pas dans les accusés de réception de fortunes mais dans le recyclages des NON en OUI. “Paper Rabbit” exprime également des valeurs entrepreneuriales très fortes : optimisme, ténacité, resilience, créativité, audace, risque, magie…Il incarne également l’échec sans lequel nous, entrepreneurs, ne pourrions apprendre de nos erreurs pour être plus forts.

Mon nom est Sébastien Landrieu, je suis ce que les gens appellent « un zèbre » un surefficient mental, une personne capable d’ériger son propre système de valeurs sans trop d’interactions avec ses pairs.

Croyez-moi, malgré un terme aux apparences flatteuses, être un zèbre n’est pas un cadeau…Cela vous pousse quasiment tout le temps dans le futur lorsque la grande majorité des gens se trouve dans le présent (carpe diem) ou dans le passé par nostalgie d’une vie moins compliquée…

Cette capacité naturelle à voir loin vous place en décalage avec la masse qui a par conséquent beaucoup de mal à savoir qui vous êtes et ce que vous attendez de la vie… Et ce décalage finit par créer de l’isolement.

Cette contrainte m’a décidé de travailler seul à la mise en place de mon projet de holding prévoyant le développement et la mise sur le marché de 5 start-ups dans le secteur du web.

Le problème dans le fait de travailler seul est que vous n’attirez aucun investisseur car ils misent avant tout sur les équipes…

Ayant approché de nombreuses associations françaises d’aide à la création d’entreprise et n’y ayant récolté que du sarcasme à la simple évocation de mes ambitions, j’ai très vite décidé d’arrêter de gaspiller mon temps à la recherche d’aide et me suis focalisé sur le plus important : la création de valeur pour mes différents projets.

Assez fatigué de travailler dans l’isolement total, j’ai décidé de me mettre à la recherche d’un associé CTO en sweat equity mais par les temps qui courent, il est extrêmement difficile de trouver de hautes compétences acceptant de travailler dans ces conditions…J’ai donc décidé de jouer le tout pour le tout et ai préparé 500 courriers avec accusés de réception pour les 500 premières fortunes françaises.

Reçus d’envoi des courriers AR fortunes 500

Dans le courrier que j’ai envoyé, j’ai préféré parler de ma courbe d’apprentissage plus que détailler un ou des projets qui ne restent que des projets s’ils sont “exécutés avec les pieds”. A mon sens, la connaissance et la foi en l’exécutant passe avant toute chose.

Cet apprentissage a été un réel combat et un travail permanent depuis dix ans pour me créer un niveau, vu que j’ai décroché du système scolaire à l’âge de 14 ans (je dirais même 11 ou 12) sans même un BEPC en poche.

Je n’ai donc donné aucun détail et ai listé les différents types de projets de mon groupe, donné les potentiels financiers de chacun et ai demandé un entretien pour approfondir ma démarche, avec pour but d’obtenir un financement de 3 millions d’euros pour offrir 15% d’un groupe encore non existant. J’ai reçu beaucoup de témoignages de sympathie, admiration, encouragement de très grands entrepreneurs français (et je remercie très sincèrement ceux qui ont pris soin de me répondre), mais aucun n’a néanmoins pris le risque de me financer.

Sébastien Landrieu, président et fondateur d’Aptedia

Le problème n’a donc clairement pas été la nature des projets mais mon architecture managériale : seul.

Pourquoi 5 projets? Tout simplement car, quand d’autres font un break en sortant, allant au cinéma, boire un verre ou en vacances, le seul moyen de me divertir et de me changer l’esprit a été de travailler à autre chose…Je suis donc parti d’un projet qui en a donné 5 en 3 ans.

J’ai récemment lu une étude sortie d’Harvard et faite sur 10000 startupers qui prouve que 65% des échecs viennent de conflits entre associés…Je peux maintenant me dire que je me suis évité pas mal d’ennuis de ce côté…

Une fois financé, j’embaucherai 5 managers et chacun aura en charge de pousser un projet du groupe sur le marché jusqu’à en devenir CEO. Je ne vise pas ce poste ennuyeux comme la mort…Même pas pour la holding Aptedia…

J’ai commencé à me droguer à l’âge de 13 ans, je trainais alors avec des bandes de punks dans un bunker et pouvais revenir chez moi à 3h du matin défoncé au shit et à la bière sans que ma mère, avec qui je vivais alors, ne s’en soit souciée… J’ai été « drogué jusqu’à l’os » (shit, alcool, acides, cocaïne) de 13 ans à 21 ans, perdu de 21 ans à 29 ans en enchainant les jobs les plus ingrats entrecoupés de périodes de chômage à cause d’une énorme frustration due au fait de ne jamais me trouver à ma place intellectuellement parlant…

A 29 ans et par le plus pur des hasards, je parviens à rejoindre les équipes d’une start-up web Israélo-Américaine pour qui j’ai beaucoup travaillé pendant 3 ans… Il m’a alors fallu apprendre l’anglais avec des films en version originale (et autres tchats et Google translator qui était bien moins précis que maintenant), la technologie web, la gestion de projet, etc… Je passais alors des journées de travail de 10 à 15h 7/7 sans aucune vie sociale et à distance dans une pièce en sous-sol, car je tenais là le premier job intellectuellement stimulant de toute ma vie…

Cette aventure m’a permis de trouver ma voie, celle du Web.

J’ai dès lors travaillé très dur pour me faire un niveau, un réseau et arriver où je suis aujourd’hui. Cela fait 3 années que je consacre entièrement mon temps au projet de holding nommé Aptedia, sans aucune forme d’aide, ni de ma famille (rupture totale), ni d’amis (je n’en ai pas car pas le temps), ni enfin de l’Etat qui m’a pris pour un fou de travailler seul sur 5 projets. 3 années à travailler avec d’énormes pressions financières tout en gardant mes deux enfants en bas-âge par défaut de moyens.

Pour garder la tête hors de l’eau, j’ai donc été contraint de retenir mes charges professionnelles, le Trésor, mes loyers, etc… et ai dû lutter avec des armées d’huissiers… sans aucune certitude de pouvoir atteindre la fin de chaque mois…

Il faut un certain niveau de folie, d’inconscience et de passion pour persévérer à monter seul en compétences dans un tel contexte financier.

Courriers reçus

Commençant à recevoir beaucoup de réponses négatives (elles le seront en fait toutes) des fortunes 500 françaises, je me suis donc dit qu’il fallait que je recycle mes papiers d’accusés de réception. J’ai donc pensé au papier recyclé, papier bouilli, pâte à papier… puis papier mâché ! L’idée était là : j’allais construire une statue en papier mâché, surfacée de l’ensemble des accusés de réception des fortunes 500…

Lettres préparées en été 2016

J’allais recycler des NON, transformer le négatif en positif, en mettant en vente une œuvre pour financer mon projet !

J’ai donc rassemblé une fabuleuse équipe d’artistes et artisans locaux qui ont tous accepté de m’aider à risque, sans se poser de questions. Cette équipe est composée de :

· Jame’s Prunier : Dessin du modèle, peinture et décoration

· Thierry Tonnelier : Ferronnier d’art à la réalisation de l’architecture métallique

· Nicolette Humbert : Reportage photographique conception et presse

· Emilie Ricour-Latourte : dorure à l’or du socle de l’œuvre

Les sponsors de l’opération sont :

· OMYACOLOR/Giotto : fourniture du papier mâché

· POWERTEX : Résine d’art medium transparent

· BUR-INOX : Conception de pièces d’éclairage INOX

· Garage BRIOT Nancy : Peinture d’apprêt en cabine auto

Et enfin, ma femme, car derrière (je dirais même devant, en toute honnêteté) le succès d’un homme se cache toujours une femme. Je remercie la mienne pour la patience qu’elle a eue pendant une période extrêmement difficile, elle qui a su assurer le seul emploi fixe du foyer alors que je travaillais aux différents projets du groupe Aptedia, elle dont la patience absolue et l’amour inconditionnel ont su ne pas me faire plier.

Accusés de réception des fortunes 500

Tout a donc commencé avec une très belle aventure humaine et « des gens de bien » qui sont rapidement devenus mes amis pour qui je répondrai toujours présent.

Cette œuvre fait 2,10m de haut, d’architecture métallique, surfacée de papier mâché, d’accusés de réception de fortunes françaises, peinte et vernie.

L’œuvre se veut être un symbole fort de la création d’entreprise et de tout ce que cela implique en termes de difficultés et de beauté : ténacité, optimisme, résilience, audace, créativité, risque et magie qui sont autant de valeurs propulsant tout entrepreneur sur terre.

Plus que de simplement financer un projet ou n’être qu’une expression artistique, elle met surtout en avant la force et la nécessité de l’échec sans lequel nous, entrepreneurs, n’aurions jamais eu aucune capacité à rebondir, grandir et aller de l’avant.

J’ai choisi le sujet du lapin de magicien pour une raison bien précise : il n’est pas nécessaire de passer son temps à tenter de chercher la magie perdue de notre enfance ailleurs qu’en nous-mêmes. Prenez un instant, une bonne inspiration et regardez votre main, faites-la bouger, donnez-lui des consignes, vous voyez ? C’est ça la magie… Mais le problème est que nous avons perdu notre capacité à nous émerveiller de choses simples et quotidiennes…Vous êtes capable de tout, n’en doutez jamais, vous êtes en vie, en santé je l’espère… foncez ! Devenez qui vous voulez !

La vente sera opérée sur le site eBay en mi-septembre 2017.

D’une nature altruiste, j’ai décidé de créer le groupe Aptedia avec cette seule motivation de devenir acteur d’un changement sociétal positif. Je me fiche totalement d’être enterré avec mon argent et n’ai besoin que d’une famille aimante, en sécurité et d’un toit…De quoi d’autre pourrions-nous avoir besoin ?

Qui que nous soyons, nous avons tous un point commun : nous avons besoin d’amour.

Sébastien Landrieu

La presse en parle :

Economie Matin : http://bit.ly/2xmxQay

Numerama : http://bit.ly/2w4QBfD

Républicain Lorrain : http://bit.ly/2wwZYZM

Thrive Global : http://bit.ly/2jMaW7N

Les Echos : http://bit.ly/2yipcL9