Exploiter des cartes anciennes numérisées

Trucs et astuces (avec du Mapwarper, Palladio, umaps)


L’idée de ce billet est de revenir sur l’outil Palladiodéjà abordé dans le billet précédant [Exploiter/visualiser/explorer un corpus issue de l’OAI-PMH grâce au duo OpenRefine/Palladio] — et plus précisément sur les possibilités liées à la rubrique MAP, permettant d’exploiter notamment des cartes anciennes numérisées (voir notamment l‘incroyable fonds de cartes numérisés dans Gallica)

Nous verrons donc les éléments suivants:

  1. Créer un fond de carte avec une carte “rectifiée” grâce à MapWarper.
  2. Utiliser ce fond de carte dans Palladio pour ensuite “spatialiser” des données issue d’un fichier csv dans Palladio.
  3. Utiliser d’autres options de Palladio, notamment pour ajouter du contenu issue d’un autre fichier geojson (avec par exemple, l’ajout de POI: marqueurs, lignes, polygones, grâce à UMAPS)

Première étape: rectifier une carte ancienne grâce à MapWarper

On parle de “map georectifier” pour parler de MapWarper, projet réalisé par Tim Water, supporté par Topomancy LLC et la bibliothèque de public de New York (qui possède sa propre instance de l’outil) permettant d’importer une carte numérisées puis de “rectifier” des points de la carte sur OpenStreetMap (OSM). Pour cela, plusieurs étape:

1- Créer un compte à l’adresse suivante: http://mapwarper.net/users/new

2- Une fois connecté, importer une carte numérisées de la meilleur qualité possible [issue de Gallica [en utiliser la version HD du fichier, pour cela voir le billet précédant: Récupérer de la HD sur Gallica], puis ajouter le maximum d’infoà propos de la carte (titre, description, URL, édieteur, etc.), permettant d’avoir des métadonnées les plus fiables. Voir capture ci-dessous

Import d’une carte numérisée puis phase de description de la carte

3. Une fois la carte importée, vous vous retrouvez avec un sous-menu de 10 onglets. Le plus utile est pour le moment RECTIFY qui va scinder l’écran en 2, avec à gauche l’image importée et à droite un fond de carte OSM.

4- Il faut donc maintenant grâce à l’outil de crayon, cliquer sur un point de la carte numérisée (par exemple Paris) et ensuite cliquer en jouant sur le niveau de zoom, sur son équivalent sur le fond de carte OSM. Une fois que les 2 points sont placés, il faut enregistrer via le bouton central “Add Control Point”.

5- Après avoir ajouter une dizaine de points (plus il y a de points enregistrés, plus la carte sera “rectifiée” de manière probante, il faut l’action en cliquant sur “Wrap Image”.

6. L’une des forces de MapWarper réside également dans les exports mis à disposition. Pour cela, il suffit de choisir l’onglet “export” pour afficher les différentes options.

Nous utiliserons pour notre billet -> Tiles (Google/OSM scheme), permettant de récupérer une URL qui sera appelée dans Palladio.

Deuxième étape: utiliser la carte ancienne “rectifié” dans Palladio pour ensuite “spatialiser” des données issue d’un fichier csv.

Après avoir importé un jeux de données dans Palladio (cf l’excellent tuto de référence de Myriam Posner), rendez-vous dans l’onglet MAP. Un fond de carte par défaut s’affiche:

Palladio fonctionne de manière assez simple, par calque. Il y a 3 types de claques (et on peut en avoir autant que l’on souhaite, attention cependant à la lisibilité)

  • claque de type “data” > permettant d’afficher le jeux de données importé (1)
  • calque (layer)de type “Tiles” > permettant de récupérer la carte ancienne (2). Pour cela, il suffit de coller la valeur récupérée dans MapWarper dans le champ Tileset URL à sacvoir par exemple: http://mapwarper.net/maps/tile/15297/{z}/{x}/{y}.png puis de faire “Add a layer”.
  • calque de type “Shape” > permettant d’ajouter d’autres éléments à savoir des POI: marqueurs, lignes, polygones. provenant d’un travail réalisé a posteriori sur http://umap.openstreetmap.fr/fr/ (3). Pour tout savoir sur umaps -> http://wiki.openstreetmap.org/wiki/FR:UMap/Guide
1-2–3

On se retrouvera donc à la fin avec ce type de résultat:

Et comme toujours, garder à l’esprit qu’il s’agit d’un exemple facile avec un intérêt peut-être limité ;-)

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