Belzebubs en français

Il y a un peu plus d’un an, je vous avais parlé de Belzebubs, le webcomic sur la famille de black-metalleux signé JP Ahonen, le dessinateur de Perkeros. Si je vous en recause aujourd’hui, c’est parce qu’il en existe désormais une version française, publiée par Glenat.

Dans un petit bouquin carré, de la taille d’un gros digipack de luxe, on retrouve une bonne partie des strips, traduits dans la langue de Neige. Pour ceux qui avaient raté le début, Belzebubs raconte les (més)aventures de gens qui ne font pas qu’écouter ou jouer du black-metal: ils vivent black-metal.

Sloth est le guitariste du groupe, il vit avec Lucyfer (épousée lors d’une messe noire noire) et leurs deux enfants, Lilith et Leviathan. Quand il ne doit pas gérer les déboires de son groupe (qui a dû remplacer son batteur par une poupée gonflable), il part en vacances en enfer.

Dans les histoires les plus récentes, on peut suivre les peines de cœur de Lilith, amoureuse d’un fan de prog. C’est dur, la vie. Cela dit, les derniers développements promettent des choses amusantes.

Le webcomic est toujours actif — bon, un peu moins, vu qu’il a été récemment traduit en une palanquée de langues et que l’auteur se retrouve à faire des tournées de promo. Quand il n’enregistre pas lui-même les compositions de son groupe fictif — un peu comme Jeph Jacques, auteur de Questionable Content, avec Deathmøle.

Si vous cherchez un cadeau de Noël à faire à un fan de metal qui ne parle que le growl et le français, je vous recommande Belzebubs. C’est très drôle et plutôt malin — mention spéciale au conte pour enfants de la page 74, qui a une des blagues les plus salement subtiles que j’ai vue dans un contexte de black-metal.

Sauf, comme le dit la postface, quand ça veut être très con. Ce qui arrive parfois. Mais ça reste très drôle.


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