Coheed and Cambria: The Unheavenly Creatures

Ça fait un moment que je ne vous avais plus parlé de Coheed and Cambria. Leur nouvel album The Unheavenly Creatures — ainsi qu’un article paru chez mon confrère L’Ours inculte — est l’occasion de revenir sur ce qui est un chouïa plus développé que simplement un énième groupe américain de metal progressif.

Parce que, voyez-vous, Coheed and Cambria, ce n’est pas seulement de la musique: c’est carrément un concept de science-fiction, The Amory Wars, décliné en une palanquée d’albums musicaux, plusieurs bandes dessinées et un roman. Tout pour me filer des complexes, quoi!

Musicalement, Coheed and Cambria, c’est un rock/metal progressif avec un petit côté punk dans le côté bondissant-bordélique, et dominé par la voix particulière de Claudio Sanchez, également guitariste et auteur-compositeur.

The Unheavenly Creatures (en fait, Vaxis — Act I: The Unheavenly Creatures, mais vous ne m’en voudrez pas si je simplifie) n’est pas un petit album: près de quatre-vingt minutes pour quinze pistes. Lesdites pistes tournent autour de cinq minutes, mais il y en a une qui dépasse les six et une autre qui approche les huit minutes.

Alors je vais être franc: Coheed and Cambria, ce n’est pas trop mon truc. Ça ne l’était déjà pas trop il y a quatre ans et, hélas, ça n’a pas beaucoup évolué depuis — moins non plus, notez. Je pense que c’est en grande partie dû au timbre de voix de Claudio Sanchez, qui est également très présent dans les compositions.

Le fait est que Unheavenly Creatures est de nouveau un de ces concept-albums qui en font trop. Enfin, surtout qui parlent trop (insérez ici accent mafieux). Alors, au début, ça va; des titres comme “The Dark Sentencer”, “Unheavenly Creatures” ou “Queen of the Dark” sont plutôt cools. Mais, assez rapidement, ça tourne en rond et ça raconte plein de trucs en oubliant de respirer.

À mon avis, il manque à Coheed and Cambria une réelle présence instrumentale. Quelque part, on la sent, elle est là — mais planquée derrière un véritable mur de paroles. Par curiosité, j’ai jeté un œil au livret et c’est en effet un mur de texte. Bon, les visuels sont jolis, mais mur de texte quand même.

The Unheavenly Creatures n’est pas un mauvais album, mais c’est un peu l’équivalent du pavé de 800 pages dans une série de plus de dix tomes où on sent que l’auteur et l’éditeur sont fâchés à mort et que c’est le premier qui a eu gain de cause — ouais, genre Honor Harrington. Je le recommande aux amateurs de metal progressif que le côté verbeux n’effraie pas.

Bonus: la vidéo du morceau-titre


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